
Notsè, 29 juin (ATOP) – La Structure de promotion d’épargne et de crédit (SPEC OIC-Togo) a tenu, le samedi 27 juin à Notsé, son assemblée générale ordinaire consacrée à l’approbation des rapports d’activités au titre de l’exercice 2025.
Le rapport moral indique que la SPEC OIC-Togo a renforcé les capacités de son personnel à travers des formations portant notamment sur la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme, la prolifération des armes de destruction massive, ainsi que sur l’analyse et la gestion du crédit. Par ailleurs, 270 clients ont bénéficié de formations sur les techniques de production agricole.
Sur le plan financier, l’institution a enregistré 2 492 clients individuels, avec un encours de crédit de 5.869.577.941 FCFA, contre 3 614 clients et un encours de 6.688.568.316 FCFA en 2024. Les crédits accordés aux groupes solidaires se sont élevés à 390.236.862 FCFA, contre 584.125.921 FCFA l’année précédente. Les financements destinés aux entreprises ont également connu une baisse de 58.582.268 FCFA par rapport à 2024.
Les membres du comité de gestion et du conseil d’administration ont décidé d’affecter le résultat de l’exercice 2025 au report à nouveau et ont donné plein pouvoir au conseil d’administration pour conduire le processus de mise en conformité avec la nouvelle loi sur la microfinance au Togo.
Le président du conseil d’administration de la SPEC OIC-Togo, Dondja Tchayiza, a expliqué les actions menées par le conseil d’administration, le comité de direction et le comité de crédit pour assurer le suivi de la gestion opérationnelle de l’institution et le déblocage de nombreux crédits en faveur des activités génératrices de revenus et des productions agricoles. Il a invité les membres à redoubler d’efforts afin de renforcer le positionnement de la SPEC OIC-Togo sur les plans national et international, dans un contexte marqué par les réformes du secteur de la microfinance.
Le directeur général de la SPEC OIC-Togo, Michel Komlan Lablé, a fait savoir que la baisse des décaissements enregistrée en 2025 est principalement liée au ralentissement des activités économiques et à la réduction des quotas de réalisation du produit « Accès de l’agriculture aux services financiers » (AGRISEF). Il a exhorté les membres à renforcer leur collaboration afin d’améliorer le recouvrement des crédits à travers la sensibilisation des clients et un suivi rigoureux des opérations financières dans les guichets.
Le secteur de la microfinance au Togo est engagé dans une nouvelle dynamique visant à assainir le domaine, renforcer la gouvernance, améliorer la transparence et mieux protéger les déposants. La nouvelle loi sur la microfinance, adoptée en 2026, entend combler les insuffisances observées en matière de gouvernance, de contrôle interne, de gestion des crédits, de fiabilité des systèmes d’information et de protection des déposants. Il s’agit aussi de garantir la pérennité des institutions de microfinance dans leur mission d’inclusion financière.
ATOP/YM/MD/KYA






