
Lomé, 9 juil. (ATOP) – Le système de surveillance épidémiologique du Togo enregistre, depuis le début de l’année 2026, une recrudescence progressive et préoccupante des cas de dengue dans la région sanitaire du Grand-Lomé, une situation qui exige vigilance et précaution, a indiqué, le mardi 7 juillet, un communiqué du ministre de la Santé, de l’Hygiène publique, de la Couverture sanitaire universelle et des Assurances, Jean-Marie Koffi Ewonoulé Tessi.
Selon le communiqué, la dengue est une maladie infectieuse virale transmise à l’être humain par la piqûre du moustique, dont la prolifération augmente en saison des pluies. La maladie ne se transmet pas directement d’une personne à une autre. Les moustiques, vecteurs de la maladie, sont actifs particulièrement les matins et en fin de journée. La dengue se manifeste généralement par des symptômes proches de ceux du paludisme et d’autres fièvres virales, notamment la fièvre, la fatigue intense, les maux de tête, les douleurs articulaires et/ou musculaires, les nausées, les vomissements ainsi que des éruptions cutanées. Ces signes peuvent être accompagnés ou non de saignements. En l’absence d’une prise en charge rapide et appropriée, la dengue peut entraîner des complications graves, voire le décès.
Face à cette situation, le ministre de la Santé annonce plusieurs dispositions, notamment le renforcement de la surveillance épidémiologique pour la détection précoce et la notification des cas, la prise en charge gratuite des personnes atteintes ainsi que la sensibilisation de la population. Il invite, en conséquence, l’ensemble de la population à observer rigoureusement les mesures de prévention, notamment éviter les piqûres de moustiques en dormant sous des moustiquaires imprégnées d’insecticide, en portant des vêtements couvrant autant que possible le corps et en utilisant des pommades répulsives. Il recommande également de détruire les gîtes larvaires autour des habitations et d’assainir régulièrement l’environnement.
Par ailleurs il invite toute personne présentant des signes suspects à se rendre dans la formation sanitaire la plus proche pour une prise en charge rapide et adéquate, soulignant que la dengue peut être guérie lorsqu’elle est détectée et traitée précocement, précise le communiqué.
Le ministre en charge de la Santé appelle enfin chaque citoyenne et chaque citoyen à la vigilance, à la responsabilité et à l’application stricte des mesures de prévention, rappelant que la lutte contre la dengue est l’affaire de tous et exige une mobilisation collective, permanente et disciplinée.
ATOP/La Rédaction






