
Blitta, 02 août (ATOP) – Le ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières, à travers la direction de l’administration territoriale et des frontières, a lancé le vendredi 31 juillet, à Agbandi, dans la commune de Blitta 2, la deuxième édition de la campagne nationale de rattrapage de l’enregistrement des naissances.
Cette initiative, conduite avec l’appui de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), vise à garantir à des milliers d’enfants vulnérables leur droit fondamental à une identité juridique. La cérémonie a réuni les autorités administratives, judiciaires, traditionnelles et locales, ainsi que les partenaires techniques et financiers.

Le maire de la commune Blitta 2, Malou Kodjo, a salué l’engagement constant du gouvernement en faveur de la protection des droits de l’enfant. Il a rappelé que l’acte de naissance constitue « la première pièce fondamentale de la citoyenneté », et ouvre l’accès à l’éducation, aux soins de santé, à la protection sociale et à l’ensemble des droits garantis par l’État. Le maire a exhorté les parents à déclarer systématiquement les naissances de leurs enfants dans les délais légaux, soulignant que l’identité juridique demeure la première étape de l’inclusion sociale et du développement de chaque citoyen.
La représentante résidente pour l’Afrique de l’Ouest, de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Mme Thi Hoang Mai Tran, a félicité les autorités togolaises pour leur engagement en faveur de la modernisation de l’état civil. Elle a rappelé que l’OIF accompagne le Togo depuis plusieurs années à travers des réformes juridiques, le renforcement des capacités des acteurs de l’état civil, la digitalisation des services et les campagnes nationales de rattrapage des enregistrements de naissances. Elle a fait savoir que cette nouvelle campagne permettra à près de 7 400 enfants scolarisés vulnérables répartis dans 25 communes d’obtenir un acte de naissance, un document indispensable pour accéder à l’école, aux soins de santé, aux services financiers et à l’ensemble des droits liés à la citoyenneté.
Le préfet de Blitta, Anakpa Mani a rappelé que l’acte de naissance ne constitue pas un simple document administratif, mais le fondement même de l’existence juridique d’une personne. Il a souligné que, malgré les nombreuses réformes engagées depuis plusieurs années pour renforcer le système national d’état civil, de nombreux enfants, notamment en milieu rural, demeurent privés de ce droit essentiel. Cette situation a-t-il dit, expose ces derniers à une exclusion silencieuse et les prive de nombreuses opportunités. Le préfet a rappelé que cette campagne s’inscrit pleinement dans les priorités nationales définies par le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, notamment la protection des populations, le renforcement de l’inclusion sociale et la modernisation de l’administration publique.
Les autorités ont salué la mobilisation des présidents de tribunaux, des collectivités territoriales, des chefs traditionnels, des responsables des établissements scolaires, des agents de l’état civil ainsi que des parents d’élèves, dont l’engagement a largement contribué à la réussite de cette initiative.
La cérémonie s’est achevée par la remise officielle des jugements supplétifs et des actes de naissance aux premiers bénéficiaires, marquant une nouvelle étape dans la consolidation du système d’état civil au Togo et dans la lutte contre l’exclusion des enfants dépourvus d’identité juridique.
La première édition de cette campagne avait permis à 5 000 enfants vulnérables d’obtenir chacun un jugement supplétif et un acte de naissance. Cette deuxième édition, entend prendre en compte 6 461 nouveaux enfants, ce qui portera à 11 461, le nombre total de bénéficiaires des deux campagnes.
ATOP/KYA (service de communication du ministère de l’Administration territoriale)






