
Dapaong, 7 août (ATOP) – Une rencontre de capitalisation des acquis du projet « Renforcement des systèmes alimentaires pour un accès durable des petits producteurs aux intrants agricoles (Pro-SADI) » a réuni une quarantaine d’acteurs de la région des Savanes le jeudi 6 août à Dapaong.
L’atelier est à l’actif du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et du Développement rural en collaboration avec l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Il a réuni des autorités locales, des bénéficiaires du projet notamment des maraichers et producteurs de riz et de maïs, incluant les déplacés et les familles d’accueil dans les Savanes, ainsi que des services techniques et ONG intervenant dans le secteur agricole.
Le but de la rencontre est de partager avec les participants, les acquis du projet qui tend à sa fin et de recueillir leurs contributions pour ajuster les futures interventions dans la région. Elle a permis aux participants de suivre des présentations sur le suivi et accompagnement des bénéficiaires du riz, du maïs et du maraichage et l’étude de perception du projet, ainsi que des échanges et témoignages.
Les résultats révèlent qu’après 3 ans de mise en œuvre, le projet a touché directement environ 11.300 petits producteurs sur la production du riz et du maïs et 1300 maraîchers. Les maraîchers ont bénéficié de matériels de travail, de moto pompes et environ 27 puits maraîchers. Ceci a permis aux populations des Savanes et des déplacées de produire à contre saison et de diversifier les moyens d’existence. On note également une augmentation de la productivité grâce aux intrants de qualité mis à la disposition des bénéficiaires.
L’assistant au représentant de la FAO au Togo, Djiwa Oyétoundé a indiqué que le Pro-Sadi est un projet de résilience face au climat pour la sécurité alimentaire. Il a signalité que le projet a débuté en 2024 avec l’appui de l’Union européenne (UE) et mis en œuvre dans les régions de la Kara et des Savanes. Ce projet, dit-il, fait suite au problème de disponibilité d’intrants agricoles causé par la crise russo-ukrainienne. « Son approche repose sur le ciblage des petits producteurs dans les Zones d’aménagement agricole planifiées (ZAAP) et l’acquisition des intrants agricoles notamment les engrais et semences certifiées de riz et maïs », a-t-il ajouté.
Le secrétaire général du gouvernorat des Savanes, Kégbéro Latifou Seigneur a souligné que grâce à ce projet des milliers de femmes, de jeunes et de déplacés ont pu bénéficier de semences de qualité. « Cette initiative a permis d’accroitre les productions et de renforcer la résilience des ménages ruraux. En outre le projet a apporté un soutien capital au programme de cantines scolaires de la région en favorisant l’approvisionnement local pour l’alimentation des élèves », a confié M. Kégbéro. Il a demandé à tous les acteurs d’œuvrer pour pérenniser les acquis et les bonnes pratiques du projet en vue de garantir la sécurité alimentaire dans la région.
Mme Siangou Libempali, productrice de riz et M. Kombaté Kombian, producteur d’oignons, bénéficiaires du projet, ont exprimé leur gratitude au gouvernement et à la FAO pour la mise en œuvre de ce projet qui leur a permis d’améliorer considérablement leurs conditions de vie et de travail.
ATOP/TKA/JK/BA






