
Dapaong, 7 aout. (ATOP) – Soixante éleveurs et agriculteurs de la région des Savanes ont été formés sur les bonnes pratiques de la transhumance, la gestion durable des pâturages et la prévention des conflits du 4 au 7 août à Dapaong.
La formation est initiée par l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en collaboration avec le Programme des nations unies pour le développement (PNUD) et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), avec l’appui technique du Réseau billital maroobé (RBM). Elle s’est déroulée en deux sessions de deux jours chacune.
La rencontre s’inscrit dans le cadre du Projet d’appui à la prévention des conflits dans la région des Savanes. Elle vise à assurer une gestion inclusive et durable des ressources naturelles et à renforcer la sécurité communautaire. Elle cherche également à favoriser une cohabitation pacifique et durable entre agriculteurs et éleveurs dans les zones concernées.
La rencontre a permis de faire connaître les textes qui encadrent la transhumance au Togo et dans l’espace CEDEAO. Les participants ont aussi été formés aux bonnes pratiques de gestion des pâturages et de partage des ressources en eau. Ils ont enfin acquis des outils de communication non violente, de dialogue communautaire et de prévention des conflits liés à l’utilisation des ressources naturelles.
Trois modules à savoir « Cadre légal et Transhumance ; Aménagement et gestion durable des pâturages et Prévention et Gestion des Conflits autour des ressources naturelles » ont été développés.
Le secrétaire général du gouvernorat des Savanes, Kégbéro Latifou Seigneur a salué l’initiative. Il a souligné que les relations apaisées entre agriculteurs et éleveurs sont une préoccupation permanente pour les plus autorités du pays et ses partenaires dont la FAO. Pour lui, la transhumance ne peut être résumée en un simple déplacement saisonnier de cheptels, sachant qu’elle constitue un piler de l’économie pastoral régional et un puissant vecteur d’intégration socioéconomique entre les peuples de la sous-région. Raison pour laquelle, a-t-il dit, il est important de consolider davantage la paix et la cohésion sociale entre les acteurs.
L’assistant du représentant de la FAO au Togo, Djiwa Oyetoundé a souligné que le projet responsabilise les acteurs locaux pour un renforcement durable de la cohésion sociale par le dialogue communautaire et la résilience socio-économique des groupes vulnérables, en soutenant des moyens de subsistance durables.
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