
Lomé, 14 août (ATOP) – Seulement 19,2 % des femmes sont à la tête des médias au Togo. Ce chiffre a été révélé par la présidente de l’Association des femmes professionnelles des médias du Togo (AFPM-Togo), Mme Élisabeth Apampa, lors du lancement de la 1ère édition de « La Nuit des femmes des médias », le vendredi 14 août à Lomé.
Cet événement a pour thème : « Sensibiliser, informer, agir pour le développement durable ». Il a pour objectif de permettre aux femmes de se rencontrer, de se connaître et de co-construire ensemble des initiatives à impact. La rencontre vise à démontrer que les femmes des médias contribuent, par leur voix et leur engagement, à faire avancer les Objectifs de développement durable (ODD), notamment l’ODD 5 consacré à l’égalité entre les sexes.
Deux activités sont inscrites au programme. Dans la journée, la première dénommée « Le village des médias » a été consacrée à un panel de discussion sur le thème retenu. Outre ce thème, la thématique du harcèlement en milieu professionnel a été abordée. La seconde activité, « la nuit des femmes des médias » servira de cadre de réseautage conçu pour favoriser le partage et la co-construction d’initiatives à fort impact.

Mme Apampa a indiqué que « Le village des médias » est une manière de montrer que tous les médias ont une facilité de se déplacer et d’être dans la proximité. « Nous aurons ici, juste après ce panel, des émissions en direct qui vont se dérouler. Et ensuite, vous allez échanger avec ces médias qui sont déjà positionnés pour vous parler de ce qu’ils proposent. Parce que le travail, c’est de montrer que même si le média est porté par un homme, au sein de l’organe, il y a des femmes tapies dans l’ombre, qui font des choses merveilleuses, pas forcément à l’écran », a déclaré la présidente de l’AFPM-Togo.
La présidente de AFPM-Togo a invité les femmes à dénoncer tout harcèlement en milieu professionnel. « Quand tu vis le harcèlement, quand tu discutes avec ta collègue, ce n’est pas une dénonciation. Donc, il faut aller au-delà du partage d’expériences, mais dénoncer, parce que la loi nous protège. Il y a des mécanismes juridiques aujourd’hui qui existent au Togo. Le Togo est vraiment dans un progrès énorme pour protéger les femmes. C’est à nous de nous saisir de ces textes-là pour nous protéger », a-t-elle souligné.
Le directeur de cabinet de la Haute autorité de régulation de la communication écrite, audiovisuelle et numérique (HARC), Abarim Olivier Yao, a rappelé qu’il existe plusieurs textes juridiques qui protègent les femmes, notamment le code de la presse. Il a invité les femmes à se positionner et, au-delà du positionnement, à se former afin d’être davantage propulsées aux postes de responsabilité.
La rencontre s’est déroulée en présence des représentants du ministère de la Communication, des membres de l’AFPM-Togo ainsi que des journalistes.
ATOP/MD/SED/KYA






