
Kpalimé, 18 août (ATOP) – Les acteurs de la santé humaine et animale de la région des Plateaux réfléchissent, du 17 au 21 août à Kpalimé, pour un renforcement de la disponibilité et l’accès au sérum et au vaccin antirabiques dans le cadre de la Prophylaxie post-exposition (PPE).
L’atelier bénéficie du soutien technique de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Il réunit notamment les responsables sanitaires régionaux et préfectoraux, les agents des services vétérinaires, les pharmaciens ainsi que les partenaires techniques et financiers. Les participants examinent les difficultés liées à l’approvisionnement, au stockage, à la distribution et à l’accessibilité des produits antirabiques dans les districts sanitaires de la région.
Les travaux portent également sur l’identification des difficultés qui entravent la disponibilité des vaccins et sérums antirabiques, l’amélioration des mécanismes d’approvisionnement et de distribution ainsi que le renforcement de la coordination entre les services de santé humaine, les services vétérinaires et les pharmacies. Les échanges s’inscrivent dans l’approche « Une Seule Santé », qui favorise la collaboration entre les secteurs de la santé humaine, animale et environnementale dans la prévention et la lutte contre la rage.
Les participants vont au terme de la rencontre, élaborer un plan d’action régional assorti d’un calendrier opérationnel. Celui-ci permettra notamment de cartographier la disponibilité des produits antirabiques, d’identifier les principaux défis d’approvisionnement et de formuler des recommandations pour améliorer l’accès à la PPE dans les districts sanitaires de la région.
La rencontre intervient dans un contexte marqué par une progression des cas de rage au Togo. Selon des chiffres présentés, les décès humains attribués à cette maladie sont passés de cinq en 2021 à 34 en 2025, tandis que les cas suspects de rage canine sont passés de 39 à 382 sur la même période. En 2025, 674 personnes exposées ont bénéficié d’une prophylaxie post-exposition, pour un coût estimé à près de 24 millions de francs CFA pour le système de santé et les ménages.
Selon le conseiller régional de l’OMS dans les Plateaux, Dr Koudema Winiga, « la rage est une maladie mortelle à près de 100 % dès l’apparition des symptômes, mais également évitable à 100 % grâce à la vaccination animale, à la sensibilisation des populations et à un accès rapide à une prophylaxie post-exposition de qualité ».
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