
Sokodé, 23 août. (ATOP) – Trente femmes et filles vulnérables et survivantes de Violences basées sur le genre (VBG) de la commune Tchaoudjo 1 ont été formées en entrepreneuriat et en Activités génératrices de revenus (AGR), les 20 et 21 août à Sokodé.
La formation est initiée par l’ONG Dimension humaine (DH) dans le cadre de son projet « Résilience et autonomisation des femmes et des jeunes filles pour la lutte contre les violences basées sur le genre dans la commune Tchaoudjo 1 ». Ce projet est mis en œuvre, avec l’appui technique et financier de l’Agence française de développement (AFD), à travers l’Association féministe de solidarité internationale (Equipop).
La session a permis de renforcer les capacités économiques de ces femmes et filles vulnérables et survivantes de VBG en entrepreneuriat et en AGR, en vue de leur autonomisation économique.
Les modules développés ont permis d’outiller les participantes sur les concepts de base de l’entrepreneuriat, la comptabilité simplifiée adaptée à leur contexte local, ainsi que sur diverses AGR. Les notions de gestion des ressources, de gestion de stock et d’intelligence financière leur ont été enseignées. Les séminaristes ont été éclairées sur les opportunités locales ainsi que les cadres légaux et les mécanismes de financement favorables au développement et à l’amélioration de leurs AGR. Ces acquis contribueront à renforcer leur autonomie économique et leur résilience face aux VBG.
L’approche participative et interactive, centrée sur les réalités économiques locales des participantes a été privilégiée. Elle a combiné exposés interactifs, études de cas, exercices pratiques de comptabilité simplifiée et travaux de groupe, animés par deux personnes ressources.
La directrice exécutive de l’ONG DH, Mme Boyindjo Awoussi Rachel a affirmé qu’au Togo, le phénomène des VBG est toujours présent, malgré les efforts pour l’éradiquer. Elle a précisé que ces violences, qui touchent particulièrement les femmes et les jeunes filles, sont exacerbées par les conflits politiques et communautaires que connaît la commune Tchaoudjo 1, notamment ceux survenus entre 2017 et 2020. Dans ces situations, a poursuivi la directrice, les femmes sont victimes d’une double discrimination. Mme Boyindjo a fait comprendre qu’elles sont les principales victimes civiles des conflits, tout en étant exclues des mécanismes de résolution du fait de normes sociales discriminatoires.
A l’en croire, parmi les facteurs majeurs identifiés le manque d’autonomisation économique constitue un frein majeur à la résilience des femmes et des filles bénéficiaires du projet, en particulier des survivantes de VBG, d’où cette initiative à l’endroit de celles-ci.
Les participantes ont exprimé leurs satisfactions estimant que les connaissances reçues leur permettront de réussir dans l’entrepreneuriat et dans l’exercice des AGR pour s’autonomiser économiquement. Elles ont témoigné leurs gratitudes à l’ONG DH et à ses partenaires, promettant de partager les acquis de cette formation avec leurs paires.
ATOP/JAE/MEK/AR






