
Sokodé, 5 sept. (ATOP) – Des communicateurs et professionnels des médias de la région Centrale ont été sensibilisés, le vendredi 4 septembre à Sokodé, sur les mesures de prévention et les dispositions à prendre face aux maladies à potentiel épidémiologique, notamment la Mpox, la dengue et la maladie à virus Ebola.
La sensibilisation a été initiée par le ministère en charge de la Santé, à travers la Division de la promotion de la santé, avec l’appui du projet « Service de santé essentiels de qualité pour une couverture sanitaire universelle » (SSECQCU). Elle s’inscrit dans l’approche de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en matière de Communication des risques et d’engagement communautaire (CREC). La session a permis de renforcer les capacités des médias afin de favoriser une communication efficace, fiable et harmonisée en cas d’apparition ou de propagation de ces maladies au Togo.
Les participants ont été édifiés sur les caractéristiques de ces trois maladies, leurs modes de transmission, les principaux symptômes, les moyens de prévention et les possibilités de prise en charge. Les échanges ont porté sur le rôle des médias dans la gestion des urgences sanitaires, particulièrement dans la diffusion d’informations vérifiées et la lutte contre les rumeurs et la désinformation. L’accent a été mis sur la nécessité d’adopter une communication responsable, accessible et exempte de stigmatisation, afin de favoriser l’adhésion des populations aux mesures de prévention et de renforcer la confiance envers les autorités sanitaires.
La formation a été assurée par M. Ahialey Kokou, communicateur en santé à la Division de la promotion de la Santé. Il a souligné que ces maladies contagieuses constituent des urgences potentielles de santé publique nécessitant une communication rapide, cohérente et responsable. Il a affirmé que ces maladies bien que guérissables peuvent entraîner de graves complications, voire la mort en l’absence d’une prise en charge précoce et adéquate. Il a mis en garde contre la diffusion d’informations non vérifiées, de rumeurs et de messages stigmatisants susceptibles de compromettre les efforts de prévention et de contrôle.
Le spécialiste en communication du projet SSECQCU, Atakouna Essowaza a invité ses interlocuteurs à être les relais d’informations scientifiques fiables capables d’armer les populations contre ces affections. « Votre responsabilité est de mettre les informations diffusées dans un jargon médical parfois complexe dans des messages clairs et adaptés aux réalités locales de chaque milieu », a-t-il insisté.
Le point focal promotion de la santé à la direction régionale de la Santé, Pakou Mawa, a salué l’engagement des médias et les a encouragés à maintenir leur collaboration avec les services de santé pour renforcer la prévention et contribuer à une meilleure réponse face aux éventuelles épidémies.
ATOP/JAE/MEK/HKM






