
Lomé, 10 sept. (ATOP) – Vingt-cinq agents du ministère de la Communication et des médias privés ont entamé une formation sur la « Lutte contre le harcèlement en milieu professionnel », le jeudi 10 septembre à Lomé.
Cette rencontre de deux jours est initiée par la Cellule genre du ministère. Elle vise à renforcer les connaissances des agents sur l’identification des comportements constitutifs de harcèlement, les mécanismes de prévention, les voies de signalement et les mesures de prise en charge.

Les échanges porteront sur les différentes formes que peut prendre le phénomène dans le milieu professionnel. Le harcèlement moral peut notamment se traduire par des humiliations répétées, des propos dégradants, des intimidations, des menaces ou l’exclusion systématique d’un collègue. Le harcèlement sexuel concerne, entre autres, les propos, gestes, sollicitations ou avances à caractère sexuel imposés à une personne contre son gré. Les discussions aborderont également le harcèlement verbal et psychologique, les comportements discriminatoires ainsi que le cyberharcèlement. Celui-ci peut se manifester par des messages ou publications répétés visant à humilier ou à intimider une personne à travers les outils numériques professionnels. Les abus d’autorité et certaines pressions répétées dans les rapports hiérarchiques sont aussi évoqués.
Le représentant du ministre de la Communication, M. Ambroise Klévor a fait savoir que « la lutte contre le harcèlement en milieu professionnel nous concerne tous. Elle exige de chacun une prise de conscience, mais aussi la mise en place d’un cadre permettant de prévenir, de dénoncer et de traiter les situations de harcèlement ». Il a encouragé les agents à mettre à profit les enseignements reçus et à servir de relais de sensibilisation au sein de leurs services et structures respectifs.
La présidente de la Cellule genre du ministère de la Communication, Lys Djamié, a appelé à faire de la prévention une responsabilité collective. « Nous devons contribuer à créer un milieu professionnel où chaque agent se sent respecté et protégé. Il est important de briser le silence autour du harcèlement et d’encourager les victimes ou les témoins à signaler les faits par les voies appropriées », a-t-elle indiqué. Elle a invité les responsables et les agents à privilégier des comportements fondés sur le respect, la dignité et l’égalité. Selon elle, le harcèlement peut avoir des répercussions sur le bien-être des victimes, leurs relations professionnelles et leur rendement.
Cette formation s’inscrit dans les efforts du ministère de promouvoir un environnement professionnel respectueux de la dignité humaine.
ATOP/IS/AO






