
Lomé, 11 sept. (ATOP) – Trois cents élèves filles en classe de Terminale dans le District autonome du Grand Lomé (DAGL) ont reçu gratuitement leur certificat de nationalité, le vendredi 11 septembre à Lomé.
L’initiative est portée par le ministère des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance, en collaboration avec le ministère de la Justice et des Droits humains. Elle s’inscrit dans un programme d’audiences foraines visant à établir gratuitement des certificats de nationalité au profit de 4 200 élèves filles des différentes régions éducatives du Togo, à raison de 600 bénéficiaires par région.

L’opération vise à garantir la citoyenneté, sécuriser le parcours académique et professionnel des bénéficiaires en leur permettant de disposer d’une pièce essentielle pour l’accomplissement de plusieurs démarches administratives.
La ministre en charge des Solidarités, Mme Martine Moni Sankaredja, a expliqué que le certificat de nationalité ne constitue pas une simple formalité administrative, mais atteste du lien juridique entre une personne et son pays. Elle a rappelé aux bénéficiaires que ce certificat fait d’elles des actrices de la vie nationale et les engage à respecter les lois, les symboles et l’histoire du Togo, tout en cultivant la solidarité et l’exemplarité. « La nationalité n’est pas un vain mot : elle est une appartenance, une protection et un droit. Elle ouvre la voie à l’exercice de l’ensemble des autres droits fondamentaux. Le certificat de nationalité est le point de départ de votre vie civique », a-t-elle déclaré.
La directrice du Sceau, de la Nationalité et de l’Identité, Mme Kobauyah Tchamdja Kpatcha, a indiqué que la plateforme en ligne a enregistré 241 617 demandes, dont 179 690 ont été traitées avec succès, soit un taux de réalisation de 74 %. Elle a fait savoir que les réformes engagées ont permis de ramener à environ quatre mois le délai moyen de traitement d’une demande, à compter du dépôt des pièces physiques et numériques. Concernant les dossiers en attente, qui représentent environ 25 % du volume enregistré, Mme Tchamdja Kpatcha a évoqué principalement des retards dans l’acheminement des pièces complémentaires depuis certaines préfectures. Elle a également relevé des cas où des intermédiaires informels ne transmettent pas les notifications par SMS aux véritables demandeurs.
En marge de la cérémonie, les bénéficiaires ont également été sensibilisées sur les possibilités d’orientation vers des métiers offrant des perspectives d’emploi.
ATOP/SED/AO






