
Mango, 4 oct. (ATOP) – Un atelier bilan de clôture de la phase pilote du projet : « Activités agropastorales apaisées et résilientes des populations des communes des régions des Savanes et de la Kara au nord du Togo (3ARC) » a regroupé les parties prenantes, le jeudi 1er octobre à Barkoissi, dans la commune Oti 2. Cette phase pilote est jugée concluante par les acteurs.
L’atelier est organisé par l’ONG Gestion de l’environnement et valorisation des produits agropastoraux et forestiers (GEVAPAF) avec l’appui financier et technique de l’Agence française de développement (AFD) et l’ONG Acting for Life. L’objectif est de faire le bilan de la mise en œuvre de la phase pilote dudit projet dans cinq communes à savoir Oti 2, Oti-Sud 1, Kéran 1, Kpendjal 2 et Kpendjal-Ouest 1. Il est question de mesurer les impacts, de relever les difficultés rencontrées et de recueillir des propositions en vue d’étendre le projet dans d’autres localités.

D’après le bilan présenté par le chef de projet, Gbengbernabe Robert, 452 jeunes et femmes ont été formés aux techniques de production fourragère, notamment le maïs et le sorgho. 16,5 tonnes de fourrages sauvages ont été produits et 4592 foyers améliorés fabriqués. Neuf comités de gestion des conflits ont été en outre installés dans chaque commune bénéficiaire. Le projet a également appuyé l’élaboration de cinq plans de gestion des ressources naturelles, la formation de 150 facilitateurs pour l’animation des dialogues communautaires et la création de cinq cadres de concertation multi-acteurs dans les communes. Ces activités ont duré 36 mois. ,
La représentante du directeur régional de l’Agriculture des Savanes, Mme Mabigna N’bankna, et le maire de la commune Oti 2, Monkouna Lardja se sont réjouis de la mise en œuvre du projet qui a contribué à prévenir les conflits entre éleveurs et agriculteurs, à renforcer les connaissances en matière de production agropastorale et à préserver les ressources naturelles. Ils ont exhorté les producteurs à partager les connaissances acquises et à consolider les acquis du projet.
Le directeur exécutif de GEVAPAF, Yatombo Jean a exprimé sa reconnaissance aux partenaires et au gouvernement pour leurs appuis multiformes et salué l’IFAD-Barkoissi qui a mis le site de l’école à disposition pour les formations en élevage et en techniques de production fourragère. M. Yatombo a souhaité voir le projet s’étendre à d’autres communes des deux régions.
Les participants ont plaidé pour la mise en valeur du ranch de Namieli dans la commune Oti, qui couvre 7 000 hectares, à travers la construction de points d’eau pour les animaux, l’aménagement de couloirs de passage, ainsi que la mise en terre de variétés de cultures favorables au développement de l’écosystème.
ATOP/TT/JK/SED






