
Lomé, 5 oct. (ATOP) – Des experts des Etats membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sont réunis depuis le lundi 5 octobre à Lomé pour examiner et valider les données sur l’efficacité énergétique dans l’espace communautaire.
Les travaux ont été ouverts par le ministre délégué auprès du ministre de l’Economie, chargé de l’Energie et des Ressources minières, Eklo Koffi Messan. Ils se déroulent dans le cadre d’un atelier régional organisé par le Centre pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique de la CEDEAO (CEREEC), la Commission de la CEDEAO, à travers ses départements de l’Énergie et des Statistiques, et la Commission africaine de l’énergie (AFREC) de l’Union africaine.
La rencontre fait suite à la première édition du « Rapport sur l’efficacité énergétique dans la CEDEAO : indicateurs et statistiques pour la période 2018-2022 », lancée le 12 août 2025 par les trois institutions. Cette première étape avait permis de mettre en place un cadre régional de collecte basé sur des fiches harmonisées. Celles-ci ont servi à recueillir les données relatives aux années 2023 et 2024, désormais soumises à l’examen des participants.
Pendant cinq jours, les participants examineront et valideront les données collectées, identifieront les éventuels écarts et rechercheront les moyens de les harmoniser afin de disposer d’informations fiables et représentatives de la situation énergétique dans les États membres. Les résultats des travaux serviront à l’élaboration d’un rapport sur l’évolution de l’efficacité énergétique au regard des objectifs définis dans les politiques régionales.
L’efficacité énergétique constitue un levier important pour optimiser les capacités de production, renforcer la compétitivité des entreprises et améliorer les conditions de vie des ménages, tout en contribuant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Sa mise en œuvre reste cependant confrontée au déficit de données fiables et harmonisées. Une meilleure connaissance des consommations par secteur, des pertes d’énergie et de la performance des équipements doit ainsi permettre de mieux orienter les politiques publiques et de faciliter la mobilisation des financements.
Les efforts du Togo
Le ministre délégué Eklo Koffi Messan a relevé les efforts engagés par le Togo pour améliorer l’accès à l’électricité et renforcer les infrastructures énergétiques. « Le Togo a fait le choix d’étendre l’accès à l’électricité et d’arriver à l’Objectif de développement durable numéro 7, c’est-à-dire 100 % d’accès à l’électricité en 2030. Nous en étions à 75 % à la fin de 2025 », a-t-il indiqué. Il a notamment cité le déploiement de milliers de kilomètres de lignes de moyenne tension, la réalisation de dizaines de milliers de branchements à coût réduit grâce au Fonds Tinga et l’équipement de centaines de milliers de foyers ruraux en kits solaires dans le cadre du programme CIZO. M. Eklo a également évoqué le déploiement de mini-réseaux et le développement de nouvelles capacités de production d’électricité.
Pour le ministre délégué, les données sur l’efficacité énergétique sont indispensables à la conduite des politiques publiques. « Ces données constituent un outil essentiel pour piloter les politiques publiques, éclairer nos décisions, suivre les progrès et mieux flécher nos investissements, notamment vers l’efficacité énergétique. Et c’est pourquoi cet atelier est important », a-t-il souligné.
D’après le chargé de programme Technologie d’énergie renouvelable au CEREEC, Kouhie Guillaume, « toute planification énergétique et toute politique énergétique découlent d’une base de données fiable, puis d’une analyse approfondie permettant de poser un diagnostic et de définir des orientations pour éclairer la prise de décision des pays ».
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