
Lomé, 6 oct. (ATOP) – L’Assemblée nationale a ouvert, le mardi 6 octobre à Lomé, sa deuxième session ordinaire de l’année, consacrée principalement à l’examen et à l’adoption du budget de l’Etat. Au cours des trois prochains mois, les députés examineront également 16 projets de loi et plusieurs questions orales.
La cérémonie d’ouverture a été dirigée par le président de l’Assemblée nationale, Prof. Selom Komi Klassou. Elle s’est déroulée en présence des membres du gouvernement, des présidents des institutions de la République, du corps diplomatique, des autorités locales et des gardiens des us et coutumes du Grand Lomé.

Le président de l’Assemblée nationale a dressé le bilan des activités menées pendant l’intersession. Au cours de cette période, les députés ont examiné et adopté 11 projets de loi et répondu à deux questions orales. Ils ont également pris part aux travaux de la session extraordinaire, effectué des rencontres avec leurs bases et participé à des activités de diplomatie parlementaire et de renforcement de capacités. Le professeur Selom Komi Klassou a invité les députés à accorder une attention particulière à l’examen du budget, qui constitue l’un des principaux rendez-vous de la session. Il a rappelé que le budget de l’État concerne directement la vie des populations, notamment l’éducation, la santé, les routes et pistes rurales, le développement des collectivités, l’emploi des jeunes et la sécurité.
Il a fait savoir que l’examen du budget doit permettre de vérifier la cohérence entre les priorités annoncées, les moyens mobilisés et les résultats attendus. « Toute priorité appelle des moyens. Tout moyen engagé appelle une justification. Toute justification doit pouvoir être confrontée à un résultat tangible. Ces exigences fondent la rigueur de l’examen budgétaire et donnent sa portée au contrôle parlementaire. Nous aurons donc à interroger les prévisions, à apprécier les arbitrages et à examiner la capacité effective des administrations à mettre en œuvre réellement les politiques proposées. Un crédit voté ouvre une possibilité d’action. Il revient ensuite à l’exécutif de tenir la promesse et au contrôle d’en rendre compte », a-t-il indiqué.
Outre le budget de l’Etat, les autres textes inscrits à l’ordre du jour porteront sur plusieurs enjeux liés à l’évolution du pays et du monde, notamment la transformation de l’économie, la protection de l’environnement, les aspirations de la jeunesse, la cohésion sociale et les mutations de l’ordre international. « Face à ces défis, la loi doit demeurer attentive aux mouvements du monde, sans jamais perdre son ancrage dans les réalités de notre pays. Cette exigence nous commande d’agir dans trois directions : Ouvrir davantage notre Parlement au monde ; donner aux députés les moyens de mieux en comprendre les bouleversements et poursuivre aussi la modernisation de l’administration parlementaire », a souligné Prof. Klassou. Les présidents des groupes parlementaires et des commissions entament leurs réunions le mercredi 7 octobre pour poursuivre les travaux de la session.
Dans le cadre du renforcement de sa diplomatie parlementaire, Lomé s’apprête à accueillir, en novembre, une rencontre de haut niveau réunissant 43 parlements africains.
ATOP/HKM/AO






