
Lomé, 7 oct. (ATOP) – Le Comité de concertation État-secteur privé (CCESP) a tenu, le mardi 6 octobre à Lomé, sa deuxième réunion de l’année. Les échanges ont porté sur le projet de stratégie de mobilisation des recettes à moyen terme, le développement du capital humain et le renforcement des partenariats public-privé.
La rencontre a été présidée par le ministre des Finances et du Budget, Georges Essowè Barcola. C’était en présence du ministre de l’Economie et de la Veille stratégique, Patoki Badanam, le président du Conseil national du patronat, Coami Sedolo Laurent Tamegnon, et le président de l’Association des grandes entreprises du Togo, Charles Kokouvi Gafan.
Les participants ont fait le point sur les activités du CCESP au cours des trois derniers mois. Ils ont également examiné la contribution du secteur privé au développement du capital humain, conformément à la nouvelle feuille de route gouvernementale 2026-2031. Des communications ont porté sur le projet de stratégie de mobilisation des recettes à moyen terme, les évolutions récentes de l’économie et leurs répercussions sur le Togo, ainsi que sur le partenariat public-privé.
La place du secteur privé
Le ministre des Finances et du Budget a rappelé la vision du Président du Conseil, Faure Gnassingbé, exprimée lors du Sommet France-Corée en 2024 à Séoul. « Pour moi, il revient indubitablement à l’État de faciliter le développement du secteur privé. Chacun a compris aujourd’hui que l’ouverture économique doit s’accompagner d’un environnement favorable aux entreprises. Je pense à la fois à la sécurité juridique comme à la stabilité fiscale, aux mesures qui peuvent être prises en faveur des partenariats public-privé et aux autres initiatives sur la poursuite de l’ouverture », a-t-il déclaré.
Pour Georges Barcola, cette déclaration traduit l’orientation du gouvernement visant à créer un environnement favorable à l’investissement privé, à renforcer la sécurité des affaires et à faire du secteur privé un partenaire du développement de l’économie nationale. Il a souligné que l’État ne peut pas agir seul face aux défis du développement. « Face aux défis du développement et aux ambitions que nous portons pour notre pays, nous devons davantage mobiliser le secteur privé en nous appuyant sur ses capacités d’investissement, ses capitaux, ses compétences, son expertise et son savoir-faire », a mentionné le ministre.
Les tensions internationales et les mesures de protection
La situation au Moyen-Orient et les incertitudes persistantes autour des détroits d’Ormuz et de Bab-el-Mandeb ont également été évoquées. Ces tensions perturbent les chaînes d’approvisionnement internationales et exercent une pression sur les prix du pétrole, avec des répercussions possibles sur les coûts de production, les équilibres budgétaires et le pouvoir d’achat des ménages. Face à ces difficultés, le Président du Conseil a fait le choix de ne pas répercuter intégralement les hausses enregistrées sur les marchés mondiaux des produits pétroliers, afin de limiter leurs effets sur les ménages et les opérateurs économiques.
Trois leviers pour soutenir les ambitions nationales
Le ministre Barcola a présenté trois leviers complémentaires pour accompagner les ambitions de développement du pays. Il s’agit de la nouvelle feuille de route gouvernementale 2026-2031, qui fixe les priorités d’action, de la stratégie de mobilisation des ressources, destinée à assurer le financement de ces priorités, et des partenariats public-privé, considérés comme un moyen d’accélérer la réalisation des projets.
Selon lui, ces trois leviers sont liés et leur efficacité dépend de la confiance, du dialogue et de la responsabilité partagée entre l’État et le secteur privé. Le ministre a invité les acteurs à poursuivre la concertation. « Nous devons faire de ce cadre de dialogue un véritable espace d’anticipation, de résolution des difficultés et de co-construction de solutions au bénéfice de l’économie nationale », a-t-il déclaré.
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