
Kara, 8 oct. (ATOP) – Les acteurs communautaires de la région de la Kara ont été sensibilisés sur les enjeux, les opportunités et les risques liés à l’intelligence artificielle (IA), le mercredi 7 octobre à Kara, lors d’un dialogue régional consacré à la gouvernance inclusive de cette technologie au Togo.
L’initiative est portée par l’association Initiative santé communautaire pour un monde épanoui (ISCOME), en partenariat avec l’ONG Togo Ta Alafia (TTA), avec le soutien technique et financier de NIYEL. Elle s’inscrit dans le cadre du « Projet de dialogue citoyen pour une gouvernance inclusive de l’intelligence artificielle au Togo ».
L’activité vise à permettre aux jeunes, aux femmes, aux personnes handicapées, aux populations rurales et aux leaders communautaires de mieux comprendre l’IA, les possibilités et les risques liés à cette technologie, notamment sur les plans éthique, social et économique.
Une communication sur les enjeux et les impacts de l’IA a été animée par l’ingénieur Padaboh Magnim, expert en IA. Il a présenté les principaux domaines d’application de cette technologie et attiré l’attention sur la nécessité d’un usage réfléchi. Il a expliqué que l’IA regroupe des technologies capables d’exécuter certaines tâches généralement associées aux capacités humaines. Selon lui, son utilisation doit toutefois être accompagnée d’une vérification humaine, notamment pour distinguer les informations exactes des contenus erronés. L’expert a invité les acteurs communautaires à utiliser cette technologie de manière responsable, en tenant compte des réalités et des besoins de leurs localités, afin d’en faire un outil au service d’une gouvernance plus inclusive.
Le chef du village de Lama-Gnangbadè, Abissi Passilé, représentant le chef de canton de Lama, a estimé que cette initiative contribue à mieux faire connaître l’IA et ses possibilités, notamment aux jeunes. « On n’a jamais fini d’apprendre », a-t-il déclaré, invitant les bénéficiaires à partager les connaissances acquises avec les populations de leurs localités.
Le coordonnateur de l’ISCOME, Banassima Eric, a indiqué que l’IA transforme rapidement les différents aspects de la vie sociale. Elle intervient notamment dans la santé, l’éducation, l’agriculture, l’économie et la gouvernance publique, en facilitant la prise de décision, l’accès aux services et la participation citoyenne. Il a toutefois constaté que la compréhension et l’utilisation rationnelle de ces technologies restent encore limitées au sein de certaines catégories de la population, notamment les jeunes, les femmes, les populations rurales et les personnes handicapées. « Pourtant, sans une gouvernance inclusive et éthique, l’IA risque de favoriser les inégalités sociales et numériques », a-t-il expliqué. M. Banassima a ainsi souligné l’importance de ces dialogues communautaires pour démystifier l’intelligence artificielle, favoriser son appropriation par les citoyens.
A l’issue des échanges, les acteurs ont formulé des recommandations destinées à mieux prendre en compte les besoins des communautés et à enrichir le mini-guide citoyen national sur l’intelligence artificielle.
La rencontre s’est déroulée en présence de Mme Kawole Viviane, représentante du président du conseil d’administration de l’ONG TTA.
ATOP/TAL/AO






