
Afagnan, 10 oct. (ATOP) – Trois cent soixante-dix-neuf (379) élèves défavorisés de la Commune Bas-Mono 1, ont bénéficié gratuitement de leur jugement supplétif tenant lieu d’acte de naissance, le vendredi 09 octobre à Afagnan.
Cette initiative est portée par le Conseil épiscopal justice et paix (CEJP) du Diocèse d’Aného. Elle s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre d’un projet pour aider les apprentis et les enfants qui n’ont pas les pièces d’identité à avoir le jugement supplétif. Ce projet bénéficie du soutien technique et financier du Fonds Canadien pour le développement.
L’activité vise à doter des enfants défavorisés recensés dans les écoles de la commune de leur pièce d’état civil, afin de poursuivre leur cursus scolaire dans de bonnes conditions. Il s’agit de garantir la citoyenneté, de sécuriser le parcours académique des bénéficiaires en leur permettant de disposer d’une pièce essentielle pour l’accomplissement de plusieurs démarches administratives. A travers cette initiative le CEJP entend promouvoir les droits fondamentaux des enfants, leur permettre d’aller à l’école, notamment en leur donnant la possibilité de se présenter aux examens scolaires et de s’inscrire sans entrave administrative.
Le responsable diocésain du conseil épiscopal justice et paix, diocèse d’Aného, Révérend Père Dominique Gagnon a relevé les motivations et les raisons qui sous-tendent son organisation à établir ce sésame très indispensable aux enfants. « Le problème de manque d’acte de naissance est récurent dans la commune de Bas-Mono 1 et nous avons pu identifier beaucoup d’enfants. Les moyens financiers étant limités, nous avons aidé seulement 379 enfants qui ont reçu leur document important », a expliqué R.P. Dominique Gagnon. Il a exhorté les parents à conserver les documents reçus et lancé un appel aux bonnes volontés à se joindre à eux pour cette mission.
Les autorités municipales, les parents d’élèves et les bénéficiaires ont exprimé leur reconnaissance aux donateurs pour leur action humanitaire. Les autorités municipales se sont réjouies en disant que grâce à ces documents d’état civil, ces enfants bénéficiaires, sortent de l’invisibilité juridique et voient désormais leur droit à l’éducation et à l’identité pleinement garanti. ATOP/DK/AR/KYA






