
Lomé, 13 oct. (ATOP) – L’Ecole africaine des métiers de l’architecture et de l’urbanisme (EAMAU) a lancé, le lundi 12 octobre à Lomé, les festivités marquant ses 50 ans d’existence.
La cérémonie a été présidée par la représentante du ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mme Gameti Ama Dzifa, en présence de plusieurs personnalités, dont le représentant résident de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) au Togo, Alioune Sène. Elle a été marquée par le dévoilement du logo du cinquantenaire et une exposition d’œuvres architecturales.
Depuis sa création, l’EAMAU s’est donné pour mission de former des architectes et des spécialistes de l’urbanisme capables de contribuer à la transformation des villes africaines. Ce jubilé est l’occasion de saluer non seulement le travail des fondateurs, des enseignants et du personnel, mais aussi les efforts des étudiants et des diplômés qui font vivre l’institution au fil des années.

L’école a déjà formé plus de 4000 architectes et professionnels de l’urbanisme. Sur le terrain, leurs compétences contribuent à la conception des bâtiments, à l’aménagement des quartiers et à une meilleure organisation des espaces urbains. Leur travail participe ainsi à la recherche de solutions adaptées aux réalités des populations et aux besoins des villes du continent. Cette contribution prend toute son importance à mesure que les villes africaines grandissent et doivent faire face à de nouveaux défis : mieux aménager les territoires, améliorer le cadre de vie, répondre aux besoins en logements et construire des espaces urbains plus durables.
La représentante de ministre a insisté sur la nécessité pour les pays africains de conjuguer leurs compétences et leurs expériences afin de relever ensemble les défis du développement. Mme Gameti a réaffirmé l’engagement du Togo, pays hôte de l’EAMAU, à soutenir l’école dans la consolidation des acquis et le renforcement de son rayonnement. « Pour les prochaines années, l’accent sera notamment mis sur la qualité des formations, l’adaptation des programmes aux évolutions des métiers et des technologies, ainsi que le développement de la recherche sur les villes et les territoires africains. Le renforcement des partenariats avec les Etats, les collectivités territoriales, les universités et le secteur privé figure également parmi les priorités », a-t-elle souligné. Mme Gameti a ajouté que la formation et la recherche doivent contribuer à répondre aux préoccupations concrètes des communautés et à accompagner les politiques de développement des Etats.
Le directeur général de l’EAMAU, Malam Boukar Awa Krou, a souhaité que l’école poursuive sa mission en mettant le savoir et la créativité au service du développement urbain en Afrique. Pour lui, ce cinquantenaire est aussi un moment pour regarder le chemin parcouru, reconnaître les acquis, examiner les difficultés et préparer les prochaines étapes. « L’enjeu est de continuer à former des professionnels capables d’accompagner les changements urbains et de contribuer à bâtir des villes répondant aux besoins des générations actuelles et futures », a-t-il relevé.
Le programme des festivités comprend des panels sur les grands défis de l’architecture et de l’urbanisme notamment sur les villes durables, la résilience énergétique et l’adaptation aux changements climatiques ; des activités interculturelles ; des présentations de la gastronomie traditionnelle ; des rencontres sportives et des jeux. Une visite touristique est également prévue.
ATOP/AO/BA






