
Lomé, 13 oct. (ATOP) – L’Union nationale des conducteurs routiers indépendants du Togo (UNCRIT) organise, du 13 au 15 octobre à Lomé, une session de renforcement des capacités de ses membres sur les risques routiers professionnels, l’éco-conduite et la coproduction de la sécurité.
L’atelier est placé sous le thème : « Les risques professionnels routiers, l’éco-conduite et la coproduction ». Il bénéficie de l’appui financier du Fonds national d’apprentissage, de formation et de perfectionnement professionnels (FNAFPP). La formation est assurée par le cabinet Auto-Ecole Adonaï.
L’initiative permet aux conducteurs de mieux identifier les risques liés à leur métier et d’adopter des pratiques de conduite plus sûres afin de réduire les accidents de la circulation. Il s’agit aussi de partager les connaissances acquises avec leurs collègues dans les gares routières, les parcs et les quartiers. Face à la persistance des accidents de la circulation au Togo qui ont dramatiquement coûté la vie à 314 personnes et fait 4 695 blessés au cours du premier semestre 2026, cette initiative prend tout son sens. Elle s’articule autour de trois piliers fondamentaux, notamment l’identification et la prévention des risques, l’adoption de bonnes pratiques de conduite et la responsabilité partagée des acteurs de la sécurité routière. Une conduite prudente contribue à réduire les accidents tout en diminuant les dépenses liées au carburant, aux pannes et à l’usure des pneus.
Le secrétaire général de l’UNCRIT, Amèvi Houessou, a rappelé que les accidents peuvent avoir de lourdes conséquences sur la vie des conducteurs indépendants, dont les revenus dépendent directement de leur activité. Lorsqu’un accident les empêche de travailler, ils peuvent se retrouver sans ressources pour subvenir aux besoins de leur famille. « L’insécurité routière n’est pas une fatalité. Ce n’est ni la malchance ni le destin. Elle a des causes : la fatigue, la vitesse, les véhicules mal entretenus, les routes dégradées et les secours qui arrivent trop tard. Notre ambition est simple : que chaque conducteur de ce pays rentre chez lui le soir. Roulez pour vivre et non pour survivre », a-t-il affirmé.
M. Houessou a également appelé les autorités à renforcer l’entretien et la signalisation des routes, à améliorer la rapidité des secours et à faciliter l’accès des conducteurs indépendants à l’assurance et à la protection sociale. Aux transporteurs, il a recommandé de respecter les temps de repos et de veiller à l’entretien des véhicules.
La responsable de la communication et des relations publiques au FNAFPP, Mme Enyonam Kwaku, a expliqué que le soutien de son institution vise à permettre aux conducteurs d’actualiser leurs connaissances et de mieux maîtriser les règles de sécurité. L’objectif, a-t-elle précisé, est de protéger leur vie, celle des personnes qu’ils transportent et les véhicules qu’ils conduisent, tout en les aidant à exercer leur métier dans de meilleures conditions.
Une seconde session se tiendra du 19 au 21 octobre à Atakpamé.
ATOP/AO/SED






