
Kara, 15 oct. (ATOP) – Un atelier national de renforcement des capacités et de partage sur l’accès aux semences améliorées adaptées s’est ouvert le mardi 14 octobre à Kara, à l’intention d’une cinquantaine de producteurs (40% de femmes) des régions de la Kara et des Savanes.
L’activité, portée par l’Institut togolais de recherche agronomique (ITRA), est organisée par le ministère de l’Agriculture, de la Pêche, des Ressources animales et de la Souveraineté alimentaire (MAPRASA). Elle bénéficie de l’appui financier et technique de la Commission de la CEDEAO, à travers l’Agence régionale pour l’agriculture et l’alimentation (ARAA) dans le cadre du projet régional de promotion de l’Agriculture intelligente face au climat (AIC) en Afrique de l’Ouest, financé par la BOAD via le Fonds d’adaptation.
Cet atelier, de trois jours, regroupe des responsables des réseaux semenciers, des cadres des services techniques des différentes institutions impliquées dans la vulgarisation agricole, des organisations de la société civile ainsi que des acteurs communaux des deux régions.
L’objectif est de créer une synergie d’actions locales entre les producteurs, les communes, les services techniques et la société civile afin de lever les barrières d’accès aux semences améliorées et d’accélérer la transition agroécologique dans les zones d’intervention du projet. Il s’agit à terme de poser les bases pour la création future de banques de semences améliorées, de permettre aux communautés de s’approprier les techniques de multiplication de ces semences.
Les travaux permettront concrètement de renforcer les capacités des participants sur les exigences en matière de production et de vulgarisation des semences améliorées; de se familiariser avec les techniques de multiplication et de mise en place de banque de semences certifiées adaptées.
Les participants seront outillés à travers plusieurs modules notamment, le secteur semencier togolais ; les étapes pour devenir semencier et les techniques de production de semences certifiées ainsi que les bonnes pratiques de production semencière. Ils prendront également connaissance des variétés en diffusion et leurs caractéristiques ; la législation semencière au Togo, des normes de production et de commercialisation des semences. Ils feront aussi une visite de terrain à Technoparc de Sarakawa pour découvrir les différentes variétés en expérimentation.
Le directeur de la Planification, des statistiques agricoles et du suivi-évaluation au MAPRASA, Kpadenou Anani Kodjogan a relevé l’importance que le Président du Conseil accorde au secteur agricole et aux femmes productrices dont l’ambition est de faire d’elles, de véritables entrepreneures semencières au sein des communautés.
Renforcer la résilience des producteurs
Pour le coordonnateur régional du projet AIC- BOAD, à l’ARAA/CEDEAO, Jacques André Ndione, le recours aux semences améliorées adaptées constitue l’un des leviers important d’adaptation aux changements climatiques. Ces semences, a-t-il expliqué, « sont résistantes aux stress environnementaux, aux ravageurs et maladies, tolérantes à la sécheresse et aux températures élevées, à l’accès à l’eau. Elles permettent de sauver les récoltes malgré les changements climatiques imprévisibles et restent adaptées aux cycles de croissance les plus courts, tout en garantissant la sécurité des revenus des producteurs grâce à la certification de bonne qualité dont elles bénéficient ». Il a salué l’ITRA pour son implication tout en conviant les acteurs mobilisés à participer activement aux travaux.
Des semences améliorées pour booster l’agriculture
Le directeur général de l’ITRA, Dr. Douti Lardja et le directeur régional en charge de l’agriculture de la Kara, Dadja Badalake, ont salué l’initiative qui entend booster l’agriculture togolaise et permettre aux producteurs de mieux connaître ces semences qui contribuent à un meilleur rendement.
Selon le directeur scientifique à l’ITRA, Dr. Akata Eyanawa, les semences améliorées sont des semences qui font objet de recherche. Le Togo en dispose de nouvelles variétés de semences améliorées qui sont le riz (la Sbaika, la Jasmine 85 et la gamme arika), le soja (TGIS 14 F et diverses variétés du shorgo, a-t-il indiqué
Le projet AIC, mis en œuvre au Bénin, Burkina Faso, Ghana, Niger et au Togo, vise à réduire la vulnérabilité des agriculteurs et des éleveurs face à l’augmentation des risques climatiques qui entravent la sécurité alimentaire et nutritionnelle.
ATOP/TAL/DHK






