
Tsévié, 15 oct. (ATOP) – Dix chefs de cantons de la préfecture de Zio ont été sensibilisés sur leur rôle et responsabilité dans la promotion de nouvelles normes sociales favorables à l’égalité entre les femmes et les hommes, le mercredi 14 octobre à Tsévié.
A l’actif de l’ONG La Colombe, l’activité se situe dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Améliorer les droits et la santé sexuels et reproductifs et la santé maternelle, néonatale, infantile et des adolescents et la nutrition en Afrique de l’Ouest et du Centre ». Le projet bénéficie de l’appui financier de ONU Femmes à travers le fonds Muskoka.
L’objectif de la rencontre est de renforcer l’engagement des chefs de cantons dans l’identification, la promotion et la diffusion des nouvelles normes sociales favorables au développement inclusif et à la protection des droits des femmes, des filles et des groupes vulnérables. Il s’agit aussi d’amener ces gardiens des us et coutumes à relayer les informations reçues auprès des chefs de villages et de quartiers pour un changement de comportement.
Les participants ont été éclairés sur la définition des normes sociales; la différence entre normes sociales, traditions et pratiques culturelles et l’influence des normes sociales sur les comportements communautaires. L’atelier privilégie une approche participative comprenant des présentations interactives, des travaux de groupe et le partage d’expériences.
Pour le préfet de Zio, Gadewa Mawouna, certaines pratiques et normes sociales sont devenues avec le temps, des obstacles à l’épanouissement des femmes, des filles et des personnes vulnérables, ce qui nécessite des actions de changement positif. Le préfet a appelé les chefs de cantons à être les facilitateurs du changement, des relais de sensibilisation et des défenseurs de la dignité de toutes les composantes des communautés.
La coordinatrice de l’ONG La Colombe, Mme Akakpo Adjoa et le secrétaire général de la commune de Zio 1, Akakpo Laoutema, ont relevé que les autorités traditionnelles jouent un rôle déterminant dans l’évolution des comportements et des normes sociales au sein des communautés. Toutefois, reconnaissent-ils, la consolidation de ces changements nécessite une implication accrue des chefs traditionnels afin qu’ils puissent identifier les nouvelles normes sociales émergentes dans leurs communautés.
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