
Bassar, 22 oct. (ATOP) – Le préfet de Bassar, le lieutenant-colonel Asiah Hodabalo, a échangé, le mardi 20 octobre à Bassar, avec les acteurs religieux musulmans des quatre communes de la préfecture sur la gestion des lieux de culte et les nuisances sonores.
Cette réunion s’inscrit dans le cadre de l’arrêté ministériel n° 0138/MATDCC/MERF/MSHP/MSPC du 20 février 2025 portant réglementation de l’émission de bruit en République togolaise. Elle vise à informer les responsables des mosquées et les imams sur le cadre légal régissant la gestion des lieux de culte et les nuisances sonores. Il s’agit de les sensibiliser sur les effets du bruit excessif sur la santé et le bien-être des populations, ainsi qu’à promouvoir un équilibre durable entre la liberté de pratique religieuse et la tranquillité publique, afin de prévenir les conflits de voisinage.
Au cours des échanges, l’autorité préfectorale a abordé plusieurs sujets, notamment la gestion des cérémonies religieuses organisées sur la voie publique, les autorisations nécessaires à la tenue des activités religieuses, ainsi que la contribution des communautés musulmanes à la salubrité publique et aux actions sociales, notamment les journées « Togo Propre » dans les communes.
Le préfet a également évoqué la constitution d’une base de données des imams des grandes mosquées, ainsi que les procédures d’autorisation relatives à l’implantation et à la construction de nouvelles mosquées. Il a insisté sur la nécessité de préserver l’harmonie au sein des lieux de culte et exhorté les imams à œuvrer en faveur de la paix et de la cohésion sociale.
S’agissant des nuisances sonores, le préfet a rappelé aux responsables religieux l’importance de respecter les normes en vigueur, notamment en ce qui concerne les horaires de prière et les appels à la prière du matin et du soir. Il leur a également demandé de soumettre les dossiers d’autorisation de construction des mosquées aux autorités compétentes, afin que les projets puissent bénéficier du suivi de géomètres et de techniciens agréés en bâtiment.
Enfin, le Lt-Col Asiah a souligné que les pratiques religieuses doivent s’exercer dans le respect de la tranquillité publique et des libertés d’autrui, notamment en matière d’émission de bruit. Il a exhorté les leaders religieux à respecter les normes requises et à prendre les mesures nécessaires pour limiter au maximum les nuisances sonores, afin de garantir à tous les citoyens un cadre de vie paisible et le respect de leurs libertés. ATOP /LK/MD/KYA






