
Lomé, 6 nov. (ATOP) – La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a organisé, le vendredi 6 novembre à Lomé, une séance d’information et de sensibilisation sur l’arrêté interministériel portant réglementation de l’émission de bruits en République togolaise.
La séance a regroupé 148 acteurs des communes du Golfe et d’Agoè-Nyivé. Il s’agit notamment des autorités administratives et locales, des chefs traditionnels, des membres des comités villageois, cantonaux et de quartier de développement. Des responsables de lieux de culte, des tenanciers de bars, des meuniers, des agents des forces de sécurité, ainsi que des représentants des organisations de la société civile et des associations de consommateurs ont pris part à cette séance.
La rencontre vise à amener les acteurs concernés à mieux connaître les dispositions réglementaires et à contribuer à la lutte contre les nuisances sonores. L’initiative vise à faire connaître les effets néfastes de la pollution sonore sur les populations et l’environnement, tout en rappelant les normes à respecter. Il s’agit également de clarifier les rôles et responsabilités des différentes parties prenantes dans l’application de la réglementation et d’outiller les participants sur les mécanismes de gestion et de contrôle des nuisances sonores dans leurs milieux respectifs.
Deux communications ont marqué les travaux. La première a porté sur les conséquences des nuisances sonores sur la santé publique, l’environnement et la cohésion sociale. La seconde a abordé la procédure administrative de gestion des contentieux liés aux nuisances sonores.
A cette occasion, les participants ont reçu un livret de dix pages présentant la loi portant réglementation de l’émission de bruits en République togolaise, qui a fait l’objet d’une présentation et d’échanges interactifs.

Le président de la CNDH, Me Kwao Ohin Sanvee, a souligné que le bruit excessif, lorsqu’il est intense ou prolongé, peut porter atteinte à des droits fondamentaux, notamment le droit à la santé, au repos, à la vie privée et familiale. « Nous devons garder à l’esprit qu’aucune liberté ne peut s’exercer dans l’indifférence aux droits d’autrui », a-t-il insisté. Me Sanvee a exprimé le souhait que la lutte contre les nuisances sonores repose prioritairement sur la sensibilisation et la compréhension mutuelle, afin d’éviter que les différentes parties ne soient confrontées aux sanctions prévues par les textes.
La gouverneure du district autonome du Grand Lomé, Mme Zouréhatou Kassah-Traoré, a mis l’accent sur trois exigences pour garantir l’efficacité de cette démarche. Il s’agit du respect de la réglementation, le partage des responsabilités et la coordination des interventions institutionnelles. Elle a salué l’initiative de la CNDH et invité les participants à servir de relais auprès de leurs communautés respectives pour une large diffusion des informations reçues.
ATOP/MG/AR/BV






