Lomé, 3 juil. (ATOP) – Les acteurs impliqués dans la promotion du secteur halieutique ont validé, le document des directives pour l’exploitation piscicole en cages flottantes sur le Lac Nangbéto, le jeudi 2 juillet à Lomé, au cours d’un atelier. Cet atelier qui s’est déroulé en présence du ministre de l’Agriculture, de la Production animale et Halieutique, Koutéra Bataka et du préfet de l’Ogou, Akakpo Edoh, a permis aux participants d’examiner le contenu dudit document pour la promotion de la pisciculture dans le Lac Nangbéto. L’assistance a suivi une présentation du document des directives pour l’exploitation piscicole en cage sur les barrages et lacs, faite par le directeur des Pêches et de l’Aquaculture, Dr Christian Domtani Ali. Pour celui-ci, les directives ont pour objet de définir les stratégies et les procédures d’installation, de gestion et de suivi des exploitations aquacoles sur les plans d’eau formés par les lacs, barrages et singulièrement le barrage de Nangbéto.
L’orateur a défini les directives comme étant un document qui décrit les procédures pouvant guider les principaux acteurs dans leurs décisions et leurs actions pour assurer la qualité du plan d’eau, ou du moins, éviter que le milieu ne se détériore. La culture en cage et la culture en enclos sont toutes les deux, dit-il, des genres de pisciculture en enceinte et demandent que l’organisme soit retenu captif dans un espace clôturé tout en maintenant un échange d’eau permanent.
Selon le directeur « l’aquaculture en cage se développe, elle produit un impact cumulatif et, à terme, plus large sur l’environnement. Il est donc nécessaire de mettre en place un cadre de gestion de l’aquaculture en cage sur le barrage de Nangbéto et d’autres plans d’eau similaires basés sur des normes environnementales et d’évaluer les impacts sur l’environnement. « Il y a nécessité de respecter les Meilleures pratiques de gestion (MPG), couvrant les normes environnementales et de qualité pertinentes, représentatives des systèmes de pisciculture en cage. Il faut donc évaluer la qualité de l’eau de chaque zone tous les 6 à 12 mois et observer le site des cages et le milieu environnant, afin de déterminer toute modification éventuelle de l’environnement et d’ajuster les plans et les activités en conséquence », a-t-il précisé.
Pour Dr Domtani, dans le souci de promouvoir l’implantation et garantir la pérennité des entreprises autour du lac, des règles souples seront établies et de promptes réactivités dans les réponses à leurs besoins seront entretenues. Toutefois, a-t-il poursuivi, ces entreprises seront assujetties aux différentes autorisations en vigueur. A ses dires, des exploitations piscicoles doivent être distantes d’au moins 2 km, afin d’assurer leur biosécurité.
L’orateur a parlé de la zone d’emprise du projet qui sera bordée de balises visibles et identifiables par tous les autres acteurs. Selon lui, pour préserver l’écosystème du lac, les espèces élevées sont celles vivant dans le lac, précisant que toute introduction de nouvelles espèces ou souches doit faire l’objet d’autorisations préalables du ministre chargé de l’aquaculture. Les exploitants devront prendre les dispositions pour éviter une introduction accidentelle de nouvelles espèces et d’en signaler tout incident, a-t-il ajouté.
Le ministre Bataka a rappelé qu’en 2019 une mission du ministère sur le bassin d’Akosongbo leur ont permis de s’inspirer des modèles et techniques mis en place par le Ghana. Il a invité les investisseurs à innover, en mettant en place d’autres unités de transformation de poisson. Le ministre a fait cas de la production et la transformation d’autres cultures comme le soja, le maïs, manioc qui peuvent également se faire sur le site. Le préfet de l’Ogou a apprécié le travail réalisé par le ministère pour le développement du lac Nangbéto. Il a souhaité le recensement de tous les exploitants du lac Nangbéto, dans le but de les orienter, afin de maintenir la qualité de l’eau. Le barrage de Nangbéto, situé à 35 km d’Atakpamé et à 210 km au Nord-est de Lomé, dans la préfecture de l’Ogou, constitue une importante zone de production piscicole visant à réduire le déficit en produits halieutiques. Deux promoteurs piscicoles sont implantés dans la zone de la Centrale et enregistrent des résultats économiques satisfaisants. D’autres promoteurs sont annoncés et l’activité piscicole s’intensifie sur le lac pour mettre en valeur les potentialités du lac. ATOP/OAF/AR






