Dapaong, 9 oct. (ATOP) – Les membres des comités locaux du Comité Interministériel de Prévention et de Lutte Contre l’Extrémisme Violent (CIPLEV) des préfectures de Cinkassé, Tône, Kpendjal, Kpendjal-Ouest et de l’Oti-Sud dans la région des Savanes ont renforcé leurs capacités sur la prévention et la lutte contre l’extrémisme violent au cours d’un atelier, les 7 et 8 octobre à Dapaong.
L’atelier est organisé par le ministère de la Sécurité et de la Protection civile dans le cadre du projet : « Programme d’appui à la prévention des conflits et de l’extrémisme violent dans les zones frontalières du Bénin, du Burkina Faso et du Togo ». Il a bénéficié de l’appui technique et financier du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et de l’Organisation International de la Migration (OIM). L’objectif de ce projet est de contribuer à l’amélioration de la résilience des populations des zones transfrontalières du Bénin, du Burkina Faso et du Togo face aux conflits communautaires et à l’extrémisme violent. Il vise, en outre, à contribuer, grâce à une approche transfrontalière, à la mise en place d’un environnement garantissant aux femmes et aux jeunes, une meilleure protection.
La rencontre a connu la participation des préfets et des maires, des forces de défense et de sécurité, des membres des comités locaux de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent, des représentants des comités de développement et des organisations de la société civile, des représentants de la chefferie traditionnelle et des confessions religieuses des cinq préfectures.
Le but est d’outiller ces comités locaux sur les mécanismes de prévention et de gestion pacifique des conflits et de mettre en place un comité régional d’alerte précoce.
Au cours des assises, les participants ont planché sur des modules tels que la présentation du projet Prévention de l’Extrémisme Violent (PVE)/ Bénin, Burkina, Togo (BBT), l’approche globale dans la prévention et la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, le système d’alerte précoce et la prévention de l’extrémisme violent. Ils ont également été entretenus sur les principes de la médiation communautaire, le leadership transformationnel puis la dynamique du groupe.
A l’issue des travaux, un comité d’alerte précoce et de gestion des conflits transfrontaliers composé de 15 membres à raison de trois par préfecture a été mis en place. Les trois membres de chaque préfecture sont composés d’un maire, d’une représentante des organisations de femmes et d’un représentant des jeunes. Ce comité a pour rôle d’interagir avec les comités du Bénin et du Burkina Faso, d’échanger des informations, de gérer de manière anticipative les conflits communautaires et les actes d’extrémisme violent.
Le représentant du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, chef d’escadron Meleou Kpatchaa a rendu un hommage au chef de l’Etat, Faure Gnassingbé qui a inscrit les questions de paix et de sécurité au centre de son programme de société. Pour lui, « les interventions des forces de défense et de sécurité ne suffisent pas à elles seules pour faire face au phénomène d’extrémisme violent. Elles doivent être accompagnées et soutenues par des mesures souples, multisectorielles et transversales visant à prévenir et à faire face au phénomène devenu une menace réelle pour les pays frontaliers du Sahel tels que le Bénin, le Togo, le Ghana, et la Côte d’Ivoire ». Il a émis le vœu qu’aux termes de la mise en œuvre de ce projet sur la période 2020-2021, des solutions idoines soient trouvées au diagnostic posé afin que les activités prévues aboutissent au renforcement de la résilience des populations concernées face au phénomène de l’extrémisme violent.
Selon le représentant du PNUD/OIM, Idrissou Labandé, « la présence de nombreux participants venus de cinq préfectures sur les sept que compte la région des Savanes, témoigne, que nous avons pris la mesure des défis et enjeux sécuritaires, voire sociétaux que pose la question des conflits et de l’extrémisme violent dans nos espaces territoriaux».
Le préfet de Tône, Tchimbiandja Yendoukoa Douti a indiqué que la région des Savanes, frontalière au Burkina Faso en proie à l’insécurité grandissante et à des attaques terroristes, présente des caractéristiques qui font d’elle, une zone à risque de conflits et des actes de violence. Il a invité les parties prenantes à collaborer avec l’équipe du projet afin de tirer le meilleur profit.
Crée le 15 mai 2019 par décret n°2019-076/PR, le CIPLEV a pour mission principale, d’œuvrer à éradiquer ou à réduire sensiblement la propagation de l’extrémisme violent en donnant aux communautés de base, des outils et le soutien dont elles ont besoin pour lutter contre ce fléau. Il dispose des démembrements au niveau local, notamment dans les préfectures, communes et cantons. ATOP/BBG/BV






