Atakpamé, 26 oct. (ATOP) – Une vingtaine de leaders religieux et traditionnels de la région des Plateaux ont été sensibilisés sur la discrimination et l’intolérance fondées sur les croyances religieuses les 23 et 24 octobre à Atakpamé.
Cet atelier est organisé par le ministère des Droits de l’Homme, de la Formation à la Citoyenneté et des Relations avec les Institutions de la République en collaboration avec le ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales. Appuyé financièrement par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), ce séminaire s’inscrit dans le projet de renforcement de capacités nationales et communautaires de prévention de conflit et violences et de protection des droits de l’homme au Togo. L’objectif est de contribuer à la protection de la liberté de religion ou de croyance des populations au Togo.
Ces leaders d’opinions ont été édifiés à travers des modules notamment « laïcité et liberté religieuse » ; « discrimination et intolérance fondées sur les croyances : causes, manifestions et solutions ».
Le secrétaire général du ministère en charge des Droits de l’Homme de la Formation à la Citoyenneté, Essodong Atcholé a affirmé que « selon une étude afro baromètre publiée en septembre 2018, le taux de discrimination religieuse au Togo a été estimé à 13% de la population.
Ces données alarmantes interpellent et demandent d’agir vite d’où l’importance de la formation ». Selon lui, le choix a porté sur les leaders d’opinions car ils constituent de véritables canaux de communication et d’excellents moyens de sensibilisation pour la pérennisation du climat de paix et de sérénité.
Pour le coordonnateur national du Fonds de Consolidation de la Paix (PBF en anglais) du PNUD, Idrissou Labandé, la lutte contre la discrimination et l’intolérance fondées sur les croyances religieuses nécessite non seulement des connaissances adaptées, mais aussi une mutualisation des efforts. Il a émis le vœu de voir les enseignements reçus être appliqués par ces acteurs dans l’exercice de leurs fonctions dans leurs cadres respectifs.
Le préfet de l’Ogou, Akakpo Edoh a signifié que cette sensibilisation se situe dans la recherche des solutions à l’intolérance et à la discrimination fondée sur la religion. Selon lui, l’intolérance et la discrimination constituent des atteintes aux droits de l’homme.
ATOP/KV/ BV






