Tohoun, 23 nov. (ATOP) – Les acteurs de l’éducation et les leaders de développement communautaire de la préfecture du Moyen-Mono ont plaidé auprès des autorités administratives le jeudi 19 novembre à Tohoun, pour l’intégration systématique des rampes aux établissements scolaires et sanitaires, en fin du projet « Promotion du droit à l’éducation inclusive pour les enfants handicapés au Togo », piloté par l’ONG Programme d’Action Sociale pour le Développement Intégral en Afrique (PASDI-Afrique).
La rencontre a pour objectif de persuader les autorités administratives de l’intégration systématique des rampes au niveau des établissements scolaires et sanitaires. Il s’agit également de leur expliquer la nécessiter et démontrer les avantages de l’éducation inclusive pour les enfants handicapés, les parents, la communauté et les décideurs.
la présidente du Comité cantonal de Développement (CCD) de Tohoun, Agbeke Biova, celui d’Ahassome, Assiongbon Komlan et la représentante du comité de gestion de projet (COGEP), Agblekpe Amandi ont présenté les difficultés des enfants handicapés moteurs pour accéder aux salles de classes, la persistance d’inégalité sociales en matière de réussite scolaire et éducative des enfants handicapés et les conséquences sociales du handicap, notamment l’isolement et la cessation des études.
Selon Agbeke Biova, la construction des rampes dans les établissements scolaires et sanitaires permet aux enfants handicapés de jouir de leur droit à l’éducation, de bénéficier de meilleure occasion d’apprentissage et de se sentir appartenir à la société. Elle permet aussi à l’enfant handicapé de travailler sur des objectifs individuels, tout en étant avec les autres. Elle a insisté sur le droit pour tous les enfants de se sentir intégrer à la communauté.
Les autorités administratives de la préfecture du Moyen-Mono, notamment les représentants du préfet, du maire et de l’inspecteur des Enseignements préscolaire primaire, respectivement Akakpo Amivi, Sotoume Komi, Agbessi Agbenowossi ont rassuré les acteurs communautaires de la pertinence de leur doléances et promis rendre compte pour que des mesures idoines soient prises afin de rendre l’école et les formations sanitaires accessibles à tous.
Le coordonnateur dudit projet, Ouro Okourou Wakilou a déclaré que « le plaidoyer vise une couverture universelle des personnes handicapées à l’éducation et à une inclusion sociale. Il encourage tous les services administratifs à mettre en place les stratégies prenant en compte l’éducation des enfants handicapés, pour corriger les disparités sociales ».
La rencontre a été également marquée par la présentation du bilan de fin de projet. Il a été financé par le groupe de communication « Radiohjalpen » à travers Plan- international Togo à hauteur de 234.360.363 F CFA sur 18 mois et couvre 24 communautés de Tohoun et Ahassomé dans la commune 1 de la préfecture du Moyen Mono. Elle a permis, entre autres, de fournir aux élèves handicapés, des moyens de mobilité appropriés notamment : les appareils de base pour les enfants handicapés, de construire de rampes d’accès aux classes, de renforcer des acteurs communautaires sur l’éducation inclusive et de former 480 membres de clubs d’enfants de 24 écoles sur l’approche « Enfant pour Enfant » afin de sensibiliser leurs pairs sur l’inclusion des enfants handicapés. ATOP/YM/AR






