Pagouda, 24 nov. (ATOP) – La population de Pagouda a été sensibilisée sur le respect des droits de l’enfant, le vendredi 20 novembre dans le cadre de la 30e journée internationale des droits des enfants.
Initiée par le collectif des Centres de développent des enfants (CDE), Guilgal de l’Eglise Evangélique Presbytérienne du Togo de Pagouda, MISSIO DEI des Assemblées de Dieu de Kawa et Amis des Enfants de l’Eglise Pentecôtiste de Kagnissi, en collaboration avec l’Association protection de l’enfant pour le développement en Afrique (APED Afrique), cette rencontre bénéficié du soutien financier de Compassion Internationale.
Cette sensibilisation est placée sous le thème : « Négligence et exploitation des enfants » et le sous-thème de Compassion International, « les CDE, 30 ans après : quel bilan pour la promotion des droits de l’enfant au Togo ? ». Cette séance de sensibilisation couplée d’une réjouissance festive a pour objectif de promouvoir les droits de l’enfant inclus dans les CDE en les faisant connaître aussi bien aux enfants qu’aux adultes, de dénoncer la négligence et l’exploitation des enfants et d’assurer une visibilité des centres de développement et l’APED Afrique en tant que structures de protection des enfants.
Les participants, notamment les parents, les enfants, les animateurs, les maîtres d’école et les autorités locales ont suivi un film documentaire qui retrace le non-respect des droits de l’enfant et les questions de négligence et de l’exploitation des enfants notamment, les causes et les conséquences. Les mesures préventives et les actions à adopter pour fournir à l’enfant un bon avenir pour son épanouissement et le développement de son potentiel tout en le gardant en bonne santé dans un environnement de paix et de dignité ont été également évoquées. Les parents ont été particulièrement interpelés sur leur rôle et responsabilité dans la protection des enfants à partir de la cellule familiale.
Le directeur préfectoral de l’Action sociale de la Binah, Kpatkana Marc Détoura a rappelé aux participants que l’inattention chronique aux besoins fondamentaux de la vie, tels que l’habillement, le logement, l’alimentation saine, la bonne hygiène, l’éducation, les soins médicaux, l’encadrement et la discipline, suscite chez l’enfant le désir de s’aventurer à la recherche de ce besoin vital d’où son exploitation.
Pour le pasteur de l’EEPT de Pagouda, Tchekpi Ali Anidodo, le choix du thème fait référence au constat selon lequel, malgré les efforts menés par l’État, les organisations de la société civile et les acteurs œuvrant dans le domaine des droits de l’homme, le droit de l’homme ou de l’enfant est toujours bafoué à la base. « Ainsi l’intérêt d’un CDE c’est de sortir les enfants de la pauvreté au nom de Jésus. Pour y arriver, les enfants doivent être entretenus dans plusieurs domaines tels que le socio-émotionnel, le physique (activités sportives), cognitif et spirituel », a-t-il poursuivi. Il a convié les parties prenantes à relayer l’information dans leurs communautés respectives afin que la maltraitance des enfants cesse à tous les niveaux.
La journée internationale des droits de l’enfant instaurée en 1954 est observée chaque 20 novembre. ATOP/SG/TD






