Lomé, 10 déc. (ATOP) – La 17ème édition de la Journée Internationale de Lutte contre la Corruption (JILC) a été commémorée, le mercredi 9 décembre à Lomé, à travers une conférence-débat autour du thème : « Rétablir avec intégrité »,
La conférence-débat a été organisée par la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HAPLUCIA). Elle a regroupée les représentants des institutions de la République et du PNUD, des autorités administratives, judiciaires, militaires et sécuritaires, des représentants des structures impliquées, de l’Alliance Nationale des Consommateurs et de l’Environnement du Togo (ANCE-Togo) et des acteurs de la société civile.
Observée chaque 9 décembre, cette célébration a pour finalité de sensibiliser le monde entier sur ce fléau. C’est l’occasion de faire connaitre le rôle de la Convention onusienne signée par 114 pays dont le Togo du 9 au 11 décembre 2003 à Mérida au Mexique en matière de lutte et de prévention contre la corruption.
Cette année, les discutions ont essentiellement porté sur les scandales financiers en lien avec la gestion de la COVID-19. L’orateur, le directeur exécutif de l’ANCE-Togo, Ebeh Kodjo a énuméré, entre autres, les éléments clés du thème ; les recommandations de l’ONUDC (Directives pour la gestion transparente des fonds COVID-19) ; les mesures de gestion de la riposte à la COVID-19 au Togo et les bonnes pratiques de gestion des fonds Covid-19 en Afrique. M. Ebeh a également fait cas des mesures juridiques, institutionnelles, sociales, sanitaires et économiques ainsi que de soutien au secteur agricole pour une lutte efficace contre la corruption tout en permettant aux services publics d’être plus ouverts et transparents. Selon lui, il faut prendre des critères clairs, objectifs et transparents pour la qualification des destinataires et bénéficiaires des fonds de soutien à la covid-19 ; ouvrir des canaux clairs de communication et de diffusion pour améliorer la sensibilisation et la compréhension chez les bénéficiaires puis intégrer la gestion des crises sanitaires dans les systèmes nationaux de planification.
Le chef division des relations avec les institutions administratives et consultatives du ministère en charge de la Formation à la citoyenneté, Dossavi Anku a indiqué que la corruption est un frein au développement socio-économique, à la démocratie et à la cohésion sociale des nations.
Elle constitue aussi un facteur dissuasif aux investisseurs étrangers et met en péril la paix et la sécurité des Etats. Pour lui, la pertinente de ce thème suscite beaucoup de réflexion et interpelle chacun à plus d’intégrité.
Le président de la HAPLUCIA, Wiyao Essohana a fait l’historique de Journée internationale anti-corruption ainsi que le bilan et les perspectives de la HAPLUCIA. Il a indiqué que la stratégie de lutte contre la corruption semble bien implémentée au Togo et elle a simplement besoin d’être renforcée. Pour lui, le fléau de la corruption a impacté négativement l’Afrique dans le contexte de la COVID-19. «Il est inacceptable que la lutte contre la COVID-19 puisse offrir aux prédateurs des deniers publics de nouvelles possibilités d’exploiter la faiblesse des systèmes de contrôle et le manque de transparence pour détourner des fonds destinés aux populations au moment où elles en ont le plus besoin », a-t-il relevé. Le président a indiqué que le thème choisi cette année va prendre en compte la problématique de lutte contre la corruption dans la gestion de la crise sanitaire. « Cela nécessite l’implication des organes de contrôle et de lutte contre la corruption, un meilleur contrôle des programmes d’aide d’urgence, des marchés publics plus ouverts et transparents et une meilleure conformité anticorruption par le secteur privé », a souligné M. Wiyao.
ATOP/SED/MG






