Lomé, 24 déc. (ATOP) – Le nouveau plan national de Communication sur les risques de santé publique en situation d’urgence 2020-2022 (Plan CRU), a été rendu public, le mercredi 23 décembre à Lomé lors d’un point de presse.
Cette rencontre a permis à l’équipe de rédaction de présenter le contenu du nouveau plan aux professionnels des medias.
Ce plan ambitionne contribuer à l’adoption par les populations, de comportements favorables à la santé avant, pendant et après les situations d’urgences sanitaires. De façon spécifique, il entend renforcer les capacités nationales et assurer des prestations de qualité en matière de CRU.
La mise en œuvre de ce plan devrait permettre au Togo de mieux relever les défis liés à la résurgence actuelle des urgences de santé publique en termes de communications sur les risques en situation d’urgence, en passant par l’engagement communautaire. Une table ronde des bailleurs est indispensable en début de mise en œuvre pour susciter les synergies et mobiliser des ressources adéquates.
Le présent plan, d’un montant total de1.801.437.259 F CFA sur la période 2020-2022, est structuré comme suit, les généralités, le contexte, l’analyse de la mise en œuvre du plan précédent, les orientations stratégiques du plan, le plan opérationnel, le cadre de mise en œuvre et le cadre de suivi-évaluation. Il est prévu dans ce plan 6 interventions prioritaires et 40 activités.
En termes d’interventions prioritaires, on peut citer, le renforcement du système et des dispositifs de communications sur les risques en matière d’urgences ; l’amélioration de la coordination interne et avec les partenaires pour communiquer sur les risques en situation d’urgences ; l’amélioration de la communication publique en situation d’urgence et le renforcement de la gestion des rumeurs et de la veille communicationnelle. A cela s’ajoutent les activités telles que l’organisation d’une formation des pools nationaux et subnationaux chargés de la CRU, l’organisation annuellement d’un exercice de simulation sur la CRU selon l’approche « One health » ; plaidoyer à l’endroit de l’ANPC, du ministère de l’Administration territoriale et des conseils communaux pour la création de groupe de travail sur la mobilisation sociale et la promotion de la santé ; la réalisation d’une enquête CAP auprès des populations sur les 5 risques sanitaires majeurs ; en temps de crise, faire la promotion des informations sûres à travers les réseaux sociaux, animer au moins une émission radiophonique ou télévisée journalière avec la participation d’une personne ressource du ministère de la Santé et mettre en place un système de documentation et d’archivage des données.
L’état des lieux a permis de noter un taux de réalisation de 17% et 41% respectivement pour les activités prévues au plan CRU échu et pour les recommandations antérieures issues de l’évaluation externe conjointe des capacités RSI-2005 du Togo effectué en 2018. Les principales réalisations du plan CRU précédent ont été l’actualisation et l’adaptation des outils de communication sur le risque, le renforcement des capacités des acteurs et la mise en œuvre des activités de communication pour chacune de ces épidémies récentes. Les principaux obstacles à la mise en œuvre du plan CRU précédent ont été l’ancrage insuffisant dudit plan, la faible mobilisation des ressources et l’inexistence de procédures opérationnelles normalisées pour la CRU.
Le secrétaire général du ministère de la Santé, de l’Hygiène publique et de l’Accès universel aux soins, Dr Wotobe Kokou Martin a indiqué que le Togo, à l’instar des autres pays de la sous-région, est confronté chaque année à de nombreux cas de décès dus à la survenue des épidémies. « Pour répondre à la survenue de ces urgences de santé publique, il a été jugé nécessaire de renforcer et de mieux coordonner les actions de communication en prenant en compte la problématique de la gestion des urgences sanitaires. Ce plan s’inscrit dans cette optique et vise à contribuer à une gestion efficace des situations d’urgence au Togo. Il constitue un cadre référentiel pour orienter les différents acteurs dans ce domaine », a-t-il souligné.
Dr Wotobe a, par ailleurs, invité tous les partenaires à s’approprier ce plan et à apporter leur appui, partout où besoin sera, pour la mise en œuvre de ses axes et stratégies au profit des populations, surtout celles qui seront affectées par des crises sanitaires.
Pour le conseiller en communication du ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de l’Accès universel aux soins, président du comité de rédaction, Banassim Kalédjora Victorien, la révision et l’élaboration de ce plan a été coordonnée par un comité de révision mis en place à travers une note de service. Un appui financier a été obtenu du Fonds mondial à travers l’Unité de gestion de projets (UGP) et appuyé techniquement par l’OMS, l’UNICEF et la GIZ. Il a remercié tous les acteurs qui se sont investis depuis le début du processus jusqu’à l’aboutissement de ce document. ATOP/TGB/OAF






