Lomé, 17 mai (ATOP) – Le ministre de l’Environnement et des ressources forestières, Foly Bazi Katari et ses collaborateurs ont échangé avec les élus locaux et les chefs traditionnels de la région Maritime et du Grand Lomé sur leur implication dans la gestion durable des ressources forestières au Togo, les 14 et 15 mai respectivement à Tsévié et à Agoè-Nyivé dans les préfectures de Zio et d’ Agoè-Nyivé.
Ces rencontres ont été l’occasion de sensibiliser les élus locaux et chefs traditionnels, afin qu’ils puissent œuvrer pour un changement de comportement des communautés locales par l’adoption de bonnes pratiques en matière de gestion des écosystèmes forestiers. Il s’est agi aussi d’échanger avec eux sur les enjeux, et les défis en matière de gestion durable des forêts au Togo.
Les participants ont été informés de leurs rôles et responsabilités dans la gestion des ressources forestières. L’assise a permis aussi aux acteurs de mener des réflexions sur la forme de collaboration qui doit exister entre l’administration, les élus locaux et les chefs traditionnels.
Le rôle et l’importance des forêts notamment la production de l’oxygène, la sécrétion du carbone ainsi que leurs utilisations dans la médecine traditionnelle, et les laboratoires de recherche ont été abordés. En plus de cela, les forêts constituent aussi des lieux ou sites de célébrations des cultes traditionnelles. Les élus locaux et les chefs traditionnels ont été également renseignés sur les conséquences de la dégradation des forêts qui sont liées à la destruction des habitats naturels, à l’érosion des sols, à la sécheresse, à la perturbation du cycle de l’eau, aux augmentations des émissions de gaz à effet de serre.
*A Tsévié, les présentations sur la situation actuelle des ressources forestières et les défis à relever ainsi que sur le rôle des élus locaux dans les problématiques de la gestion des ressources forestières ont meublé la rencontre.
Le ministre Foli-Bazi Katari a rappelé que l’’inventaire forestier effectué en 2016, a révélé une régression de la surface forestière d’environ 5679 ha par an contre un taux annuel de reboisement de 2000 ha par an ; ce qui s’illustre par la disparition de 3679 ha par an. Il a réitéré l’engagement du gouvernement à porter le taux de couverture forestière à 25% d’ici 2025 et son ambition de mettre en terre d’ici 2031, un milliard de plants.
« Que chaque maire tienne compte de la politique de reboisement intensif dans son plan de développement communal et crée dans sa commune une forêt communale voir des forêts au niveau de chaque canton. Que chaque maire rende sa commune verte à travers l’aménagement des espace publics tels que les marchés, les écoles, les centres ou maisons des jeunes, des aires de jeux, des rues vertes » a-t-il lancé à l’endroit des élus locaux. ATOP/BV






