Lomé, 1er juin (ATOP) – Au total 905 plants d’Eucalyptus ont été mis en terre sur une superficie d’un hectare sur le site du centre d’enfouissement technique d’Aképé, le mardi 1er juin, dans le cadre de la journée nationale de l’arbre, instituée depuis 1977 par le père de la nation, feu général Gnassingbé Eyadéma.
Le ton de cette opération de reboisement a été donné par ministre d’Etat, chargé de la Décentralisation, Payadowa Boukpéssi. Il a été suivi dans ce geste par le ministre en charge de l’Environnement, Foli Bazi Katari, le coordonnateur du système des Nations unies (UN), Damien Mama, l’ambassadrice de France au Togo, Jocelyne Caballero, des députés, le préfet d’Agoè-Nyivé, Awaté Hodabalo, les maires et les directeurs de cabinets, secrétaires généraux des différents ministères, ainsi que des autorités militaires.
L’édition 2021 de cette journée lance la campagne nationale de reboisement placée sous le thème « la restauration des forêts, une voix vers le bien-être ». Cette campagne poursuit deux objectifs, notamment celui fixé par le gouvernement qui est d’atteindre le reboisement d’un milliard de plants d’ici dix ans et la vision du ministère en charge des Ressources forestières qui est de couvrir 25% du territoire togolais d’ici 2025.
La finalité de cette initiative est de lutter contre les effets néfastes du changement climatique causés surtout par la déforestation et de prévenir des éventuelles déstabilisations d’ordre social et économique qui peuvent être causées par les catastrophes naturelles. Il sera aussi question au cours de cette campagne de sensibiliser toute la population, surtout les jeunes, à pérenniser cet acte citoyen.
Pour le ministre d’Etat, le choix du centre d’enfouissement technique n’est pas fortuit. « Il s’agit de créer un écosystème, une ceinture verte, surtout un puits de carbone tout autour du centre pour amener ces arbres à maturité, à absorber le CO2 et dégager de l’oxygène pour le bien-être des populations environnantes ». Pour la réussite de cette campagne, le ministre a appelé la population togolaise à observer cet exercice citoyen pour la restauration du potentiel forestier togolais.
Pour la directrice des Ressources forestières, Dr. Amah Atutonu épouse Kuéviakoé, après le reboisement, l’entretien et le suivi sont les prochaines étapes les plus importantes pour obtenir le résultat escompté, raison pour laquelle son ministère de tutelle a pris des dispositions pour accompagner tous ceux qui participe à cet exercice. « Les retraits des plants sont conditionnés par l’enregistrement des identités et du site de reboisement, pour permettre aux directeurs préfectoraux de faire le suivi après leur mise en terre. Les plants de jeunes âges (première années) nécessitent un entretien régulier soit trois fois par an. Il faut aussi veiller à faire le nettoyage tout autour et les couvrir si possible de panier de protection contre les animaux et prendre des mesures afin qu’ils ne soient pas affectés par les feux de végétation », a expliqué la directrice.
Importance du reboisement
L’opération de reboisement a pour but d’améliorer les conditions environnementales. En effet, les forêts produisent l’essentiel de l’oxygène que nous respirons. De plus, elles régulent le climat et font partie de l’habitat naturel de nombreuses espèces végétales et animales.
Selon Dr. Amah Atutonu, « les arbres, non seulement stockent du CO2 mais produisent également de la nourriture, du bois de construction, des médicaments, de l’oxygène, de l’humidité, qui sont essentiel à la respiration et à la vie ! C’est pour cette raison que les plus grandes forêts de la planète ont été surnommées le ‘’poumon vert de la planète’’. Ainsi les arbres produisent de l’argent et stimulent la croissance économique ».
Le chef division propreté du District autonome du grand Lomé (DAGL), Enoumodji Kodjo renchérit en disant qu’un arbre absorbe les polluants atmosphériques, le bruit et les eaux de pluie, tout en diminuant le ruissellement dans les égouts. « De plus, l’arbre est le meilleur outil pour lutter contre le phénomène des îlots de chaleur en milieu urbain, puisque l’ombre qu’il procure réduit la température ambiante », ajoute-t-il. ATOP/AR/SED






