Lomé, 10 août (ATOP) – La 48ème session ordinaire du Comité interparlementaire de l’Union économique et monétaire ouest africain (CIP-UEMOA) se tient du 9 au 18 août à Lomé sur le thème « La transposition des directives communautaires dans les États membres de l’UEMOA : Quel rôle pour les parlementaires ? »
La cérémonie d’ouverture a été co-présidée par le président du CIP-UEMOA, Goakun Rossan Noël Toe et le 4ème vice-président de l’Assemblée nationale togolaise, Pacôme Adjourouvi. Cette session sera essentiellement consacrée aux questions budgétaires et à la recherche de solutions adaptées aux nouveaux défis qui se posent au fonctionnement de l’institution communautaire.
Les discussions porteront sur différentes présentations. Il s’agit de la présentation des rapports pays (parlementaires du CIP) sur le suivi relatif à la transposition des directives communautaires et des autres travaux réalisés dans chaque Etat membre de l’UEMOA ; du statut juridique du CIP et la transition vers l’installation du parlement de l’UEMOA. Des experts venus des 8 Etats membres de l’Union analyseront également l’état de reversement des prélèvements communautaires par les Etats membres de l’UEMOA et le compte rendu des travaux de la réunion du bureau tenue à Dakar, du 5 au 9 juillet dernier.
Les participants plancheront aussi sur le point d’exécution du budget 2021 du CIP au 31 juillet 2021 et adopteront le programme des activités du CIP pour l’année 2022. Les nouveaux membres du CIP au titre de la Côte d’Ivoire, de la Guinée Bissau, du Niger et du Sénégal seront présentés et une cérémonie d’au revoir aux membres sortants au titre du Niger et du Sénégal est prévue.
Pour M. Goakun Rossan Noël Toe, la pandémie du coronavirus qui perdure jusqu’à ce jour a entrainé la prise d’un certain nombre de décisions par nos Etas afin de contenir les effets néfastes de la pandémie. Il a énuméré, entre autres, la fermeture des frontières terrestres et aériennes avec des conséquences dommageables sur les économies des Etats déjà fragilisées par la conjoncture économique mondiale. M. Toe a mentionné qu’« en termes d’impacts négatifs sur les secteurs d’activités les plus affectés, le secteur des services vient en tête selon 87% des organisations interrogées. Ce secteur est suivi par le commerce, l’industrie, l’artisanat et l’agriculture dans les proportions de 71%, 62%, 56% et 48%. Les effets négatifs de la crise sanitaire se font ressentir dans le quotidien des populations ». Pour lui, il faut trouver des solutions idoines à la fois conjoncturelles mais surtout structurelles afin d’éviter toutes défaillances de l’autorité des États, qui peuvent entrainer des manifestations tous azimuts.
M.Pacôme Adjourouvi a fait savoir que chaque Etat de l’espace UEMOA demeure confronté à l’effectivité de la transposition des directrices communautaires. « C’est donc ensemble que nous devons réfléchir et trouver des solutions adaptées», a-t-il précisé. M. Adjourouvi a dit être convaincu qu’à l’issue des travaux, il en sortira des propositions réalistes de même que des recommandations réalisables en vue du renforcement harmonieux des politiques dans les secteurs économiques et sociaux.
Le CIP est un organe de contrôle démocratique et parlementaire au service des peuples de l’UEMOA. II constitue une représentation des populations de l’Union, dans leur diversité culturelle, intellectuelle et professionnelle en vue de leur meilleure implication à l’édifice de la gouvernance démocratique, économique et politique. ATOP/OAF/SED






