Lomé, 22 oct. (ATOP) – La présidente de l’Assemblée nationale, Mme Yawa Djigbodi Tsègan a, au nom du président de la République, ouvert les travaux du 4è Sommet Mondial des Filles, le jeudi 21 octobre à Lomé.
La cérémonie d’ouverture a connu la présence des membres du gouvernement, des députés, des représentants des agences du Systèmes des nations unies au Togo et d’éminentes personnalités, dont la Première Dame du Burkina Faso, Mme Sika Kaboré. Etaient également présents, des jeunes filles et garçons du monde entier.
Cette rencontre initiée en 2017 à la faveur de la campagne « Aux Filles l’Egalité », se veut un effort collectif visant à créer, catalyser et dynamiser un mouvement mondial en faveur des droits des filles. C’est la première fois qu’il se tient en Afrique, après les éditions antérieures organisées respectivement à Bruxelles en 2018, à Stockholm en 2019 et à Berlin en 2020. Le Sommet Mondial des Filles qui s’inscrit en droite ligne avec la Journée Internationale de la Fille (JIF), se tient sous un format hybride, virtuel et présentiel. Il réunit donc une centaine de personnes en présentiel dont les jeunes filles et garçons, les autorités gouvernementales, des représentants des Nations Unies, plusieurs défenseurs des droits des filles, des organisations de la société civile, les partenaires financiers et les médias, venus du monde. En ligne, le Sommet est ouvert à plus de 3000 personnes à travers la plateforme virtuelle mise en place, et sera retransmis sur d’autres plateformes de Plan international et de ses partenaires
L’objectif visé, à travers cet évènement d’envergure est d’initier une plateforme d’échange entre des acteurs majeurs de changement et des filles issues de plusieurs pays de par le monde pour dynamiser des changements profonds qui promeuvent les droits des filles dans nos sociétés. Le Sommet Mondial des Filles a aussi pour but de créer un espace multiculturel, intergénérationnel et multi acteurs, où des filles du monde peuvent interagir, se renforcer, décider des changements profonds qu’elles souhaitent dans leurs environnements et partager leurs défis, succès pour l’initiation collective d’actions de plaidoyers pour leur leadership.
Plusieurs allocutions dont celle de la présidente de l’Assemblée nationale ont marqué la cérémonie d’ouverture de cette rencontre. Dans son discours, Mme Tsègan a souhaité à tous la bienvenue et un agréable séjour à Lomé. Elle a particulièrement exprimé à la Première Dame du Faso, toute sa joie de la retrouver à Lomé. « Votre présence, non seulement, ennoblit la solennité de l’événement, mais plus encore traduit votre attachement à la question de l’équité-genre », a-t-elle mentionné.
La présidente du parlement a souligné que le choix du Togo pour accueillir le 4è Sommet Mondial des Filles est une marque de reconnaissance aux efforts et à la volonté politique des autorités pour les avancées substantielles enregistrées ces dernières années en matière de promotion et de leadership des femmes et des filles dans notre pays. La représentante du chef de l’Etat a aussi réaffirmé l’engagement et la détermination du gouvernement à continuer de multiplier et d’intensifier les initiatives pour éradiquer les violences et les discriminations à l’égard des femmes.
Le 4è Sommet à Lomé, une marque de reconnaissance aux efforts des autorités pour les progrès réalisés en faveur des droits des femmes et des filles
Pour Mme Tsègan, le choix de Plan International et de ses partenaires d’organiser à Lomé ce Sommet, premier du genre en Afrique, est un signe de reconnaissance et d’encouragement pour les efforts consentis et les progrès réalisés en faveur des droits des femmes et des filles dans notre pays. « En effet, sous l’impulsion du président de la République, le Togo s’est engagé, depuis quelques années, dans des réformes multiformes et systémiques dont l’objectif est de progresser vers l’égalité entre les hommes et les femmes dans tous les domaines. C’est ainsi que sur le plan législatif, le code des personnes et de la famille a été modifié pour accorder plus de droits aux femmes surtout en matière de droit de la famille et de droit de propriété. De plus, nous nous sommes dotés d’un nouveau Code pénal pour mieux prendre en compte les violences à l’égard des femmes et des filles, surtout celles à caractère sexuel. Dans cette même lancée, nous avons également intégré dans le Code électoral la parité sur les listes électorales aux élections législatives et locales », a-t-elle souligné.
Pour la présidente du parlement, quoique de nombreux défis restent encore à relever, le Togo se réjouit des résultats obtenus. Pour elle, c’est avec bonheur que « nous constatons que le Togo fait partie des pays au monde à avoir, dans le même temps, une cheffe de gouvernement et une présidente d’Assemblée nationale et dans les différentes équipes gouvernementales depuis 2005, le nombre de femmes ne cesse d’augmenter ».
Par ailleurs, a rappelé Mme Tsègan, dans le cadre de la décentralisation, les dernières élections locales ont ouvert la voie aux femmes à la gouvernance locale avec « 192 conseillères municipales, 12 femmes maires, 24 femmes adjointes au maire, 33 femmes secrétaires générales de mairie et une présidente de la faîtière des communes du Togo ».
Sur un autre registre, a confié la président de l’Assemblée nationale, le Togo a sollicité et obtenu le financement du Fonds d’Initiative Elsie pour la promotion de l’équité-genre dans les opérations de maintien de la paix auxquelles participent nos forces de défense et de sécurité.
La représentante du chef de l’Etat n’a pas passé sous silence le programme d’Excellence de la jeune fille au Togo, de même que toutes les initiatives diverses et innovantes portées par les organisations nationales et internationales au Togo, à commencer par les organisations de jeunes filles elles-mêmes, telles que Girls Motion, Alafia Jeunes et Youth Panel.
De même, a ajouté Mme Tsègan, la campagne mondiale HeForShe lancée en juillet dernier au Togo est une affirmation renouvelée de l’engagement du président de la République et un appel à la mobilisation des hommes et des garçons pour une société plus juste et égalitaire. Cet engagement a été reconnu et récompensé par l’ONU Femme, le 15 octobre dernier.
Des engagements à continuer de multiplier et d’intensifier les initiatives pour mettre fin aux violences et aux discriminations à l’égard des femmes
D’après Mme Tsègan, malgré les avancées réelles, nous reconnaissons que les acquis sont fragiles et les obstacles qui jalonnent encore notre chemin sont nombreux et c’est cela qui rend légitime notre lutte commune et le présent Sommet. « C’est pourquoi nous continuerons à multiplier et à intensifier nos initiatives, y compris l’information, la sensibilisation et l’éducation, pour la transformation des croyances et des normes sociales néfastes qui justifient et pérennisent les violences et les discriminations à l’égard des femmes », a-t-elle promis.
Pour la représentante du président de la République, c’est donc ensemble que les femmes et les hommes doivent travailler à l’effectivité des mesures juridiques et institutionnelles tant au plan national qu’international. « Oui c’est à nous de créer, de renforcer et de garantir ces conditions pour un monde égalitaire, gage de développement durable et inclusif. Pensons à ce que chaque acteur que nous sommes dans son espace privé, au-delà de nos engagements professionnels peut faire pour encourager les filles à libérer leur potentiel. Cela doit devenir le leitmotiv à tous pour l’égalité », a conclu Mme Tségan.
Il faut préciser que cette rencontre prend fin, ce mardi 22 octobre. Elle permettra aux délégations et experts présents à Lomé, de débattre et de proposer des solutions durables à la problématique liée au développement du potentiel de la jeune fille. ATOP/MEK/AR






