Atakpamé, 10 nov. (ATOP) – 138 leaders communautaires de la préfecture de l’Ogou renforcent leurs capacités sur la parentalité et la discipline positive au cours d’une session de formation organisée du 8 au 11 novembre à Atakpamé.
Organisée par l’ONG SOS Village d’enfants Togo, programme Atakpamé, cette formation s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet : « Intensification de la lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants dans la préfecture de l’Ogou ». L’objectif est de contribuer à réduire la violence éducative sous toutes ses formes en famille et dans la communauté, et d’encourager également l’abandon des pratiques qui nuisent à l’épanouissement des enfants et jeunes dans nos milieux.
Les participants seront outillés sur les concepts de la parentalité positive, la préoccupation personnelle en rapport avec l’enfant, comprendre son tempérament et celui de l’enfant. Ils vont se plancher aussi sur la notion de discipline positive et droits de l’enfant, le principe de la discipline positive et les limites à ne pas franchir. Il sera également question de la résolution des problèmes et réponse par l’approche de la discipline positive, une alternance aux châtiments corporels.
A terme, cette formation va favoriser considérablement la prévention de la violence afin de garantir d’une part un environnement protecteur aux enfants et jeunes, et d’autre part leur épanouissement dans neuf communautés bénéficiaires du projet notamment Aféyé Kpota, Kamina, Adougbélan, Gléi, Matékpo, Okougnohou, Ilama, Akparé et Talo.
Le coordonnateur du projet, Afevi Kodzogan, en ouvrant les travaux, a indiqué que « beaucoup de parents par ignorance ou imprudence usent de violences dans l’éducation de leurs enfants, ce qui entraine des répercutions sur le développement et l’équilibre moral et psychique de ces derniers. L’éducation avec violences fait engourdir les talents des enfants, leur empêchant de devenir plus tard des adultes responsables et épanouis ». Il a précisé que cette formation permettra à ces différents leaders communautaires d’avoir des capacités fondamentales pour éduquer et discuter avec leurs enfants pour leur plein épanouissement au bénéfice de la communauté.
Selon M. Afévi, outre les violences physiques perpétrées sur les enfants au cours de leur éducation ; le viol et le harcèlement sexuel subit surtout par la jeune fille et autres formes de violences sont autant de facteurs qui ralentissent et ternissent sérieusement l’avenir de nos enfants. Pour cela, il a exhorté les participants à relayer et sensibiliser l’ensemble de la population pour qu’elle prenne conscience de la situation afin de lutter efficacement en faveur de la promotion des droits des enfants. ATOP/YI/OAF






