Atakpamé, 1er déc. (ATOP) – Une vingtaine d’élues locales de toutes les régions du Togo ont renforcé leurs capacités sur les droits fonciers de la femme et l’accès des femmes à la terre au cours d’un atelier les 29 et 30 novembre à Atakpamé.
Organisé par le réseau Women In Law and Development in Africa (WILDAF-Togo) en collaboration avec la Fondation Konrad Adenauer, cet atelier a été placée sous le thème « mobilisation des élues locales pour le renforcement des droits fonciers de la femme au Togo ». Il s’inscrit dans la formation des élues locales sur la problématique de l’accès de la femme à la terre. Son objectif est de mieux faire connaître la situation foncière de la femme au Togo à ces élues locales ainsi que leurs rôles et responsabilités prévues par le code foncier et domanial. Il s’agit aussi d’amener les participantes à définir une feuille de route pour la promotion et la protection des droits fonciers des femmes au Togo.
Les élues locales ont été édifiées sur diverses thématiques telles que « le Genre et le Foncier » ; « Le Code foncier et domanial » et « Rôles et Responsabilités des élues locales dans l’accès des femmes à la terre ». Elles ont été entretenues également sur « Le cadre juridique en faveur des droits de la femme » et « Comment faire la saisine ». L’assistance a été édifiée aussi sur les difficultés liées à l’accès des femmes à la terre telles que les normes ; la coutume ; la tradition ; le patriarcat ; l’ignorance des textes par les femmes elles-mêmes.
Le préfet de l’Ogou, Akakpo Edoh a fait savoir que malgré l’adoption du nouveau Code foncier et domanial en 2018 par le Togo, l’accès des femmes au foncier a été en tout temps un problème crucial qui demeure encore aujourd’hui. « Pour faire face à ce problème, il est important que tous les acteurs apportent leurs contributions pour le renforcement des droits fonciers des femmes » ; a-t-il ajouté. M. Akakpo a signifié que les acteurs locaux étant plus près de la population, ils ont un très grand rôle à jouer dans cette lutte.
Mme Mélanie Amétohé Ottou, conseillère municipale Ogou 1 a affirmé que les femmes rurales togolaises représentent une majeure partie des actifs agricoles du pays et jouent un rôle important dans le développement de ce secteur. « Cependant elles sont confrontées à une discrimination importante en ce qui concerne la propriété des terres et du bétail et les appuis des collectivités locales à leur endroit est moindre », a-t-elle laissé entendre. « Améliorer la vie de ces femmes rurales est essentiel pour lutter contre la famine ; donner les mêmes opportunités aux femmes qu’aux hommes pourrait augmenter les productions agricoles », a dit Mme Ottou.
Selon la directrice exécutive, de Wildaf-Togo, Mme Anne Colette Kpedji, associer les femmes élues à la lutte pour l’accès des femmes à la terre est une stratégie que Wildaf met en place pour faire en sorte que cette problématique soit prise en compte dans les plans de développement communaux. Elle a exhorté l’assistance à initier des actions en faveur des femmes rurales.
Pour le coordonnateur national de la Fondation Konrad Adenauer Maurice Kossivi Gblodzro, « Les dispositions légales sont belles et bien là mais les pratiques sur le terrain n’ont pas beaucoup évolué. Les droits fonciers de la femme posent toujours problèmes dans certaines communautés ». Il a émis le vœu qu’avec l’appui de ces élues locales, les femmes puissent trouver des réponses à leurs problèmes.
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