Lomé, 1er déc. (ATOP) – La Commission nationale de lutte contre la prolifération des armes légères et de petits calibres (CNLPAL) organise une mission d’évaluation de base de la Gestion des armes et des munitions (GAM) du 30 novembre au 3 décembre à Lomé.
Cette mission est initiée en collaboration avec l’Institut des Nations Unies pour la recherche sur le désarmement (UNIDIR) et la CEDEAO. Elle débouchera sur l’élaboration par toutes les parties prenantes d’une feuille de route pour le Togo en vue du renforcement du cadre national régissant la GAM.
Cette évaluation de base de la GAM au niveau national fait partie du programme de recherche de l’UNIDIR intitulé « Renforcement des politiques et des pratiques en matière de la GAM : approches nationales et sous régionales ». Elle vise à accompagner et à soutenir le Togo en matière de gestion des armes et des munitions. Cette activité fait suite à une recommandation de la CEDEAO qui a adopté l’année dernière une feuille de route de cinq ans (2021-2025) pour la gestion des armes et munitions dans cet espace communautaire.
Quatre réunions nationales de consultation scindées en plusieurs sessions marqueront les travaux de cette évaluation. La première planchera sur les stratégies et priorité de la gestion des armes et des munitions. La deuxième réunion permettra d’établir les bases de référence des domaines fonctionnels de la GAM. La troisième est une consultation bilatérale avec les parties prenantes et les partenaires internationaux clefs. La quatrième réunion sera marquée par des consultations complémentaires de bilan et de validation des conclusions préliminaires pour l’élaboration du projet de feuille de route pour le renforcement du cadre national régissant la GAM.
L’évaluation, un exercice pour renforcer le cadre national régissant la GAM
Selon M. Mohamed Coulibaly, chercheur à l’UNIDIR, « l’évaluation de base est un exercice de point de référence qui permet d’établir les capacités, d’évaluer les pratiques, les procédures et systèmes en place au niveau national sur la gestion des armes et des munitions conformément aux standards internationaux en la matière ». Pour lui, le Togo est en train de faire de grands progrès sur cette question. « Le Togo est un pays qui considère le contrôle des armes légères et de petits calibres comme une question importante pour la paix et la sécurité dans le pays mais aussi de la sous-région, raison pour laquelle il a mis en place une commission nationale de lutte contre la prolifération des armes légères et de petits calibres », a-t-il précisé. M. Coulibaly a affirmé que la prolifération illicite des armes est une menace pour la région car elle contribue à la criminalité organisée et au terrorisme. « C’est pourquoi tous les pays sont en train de s’activer en prenant différentes mesures et en mettant en place les procédures pour faire face à la circulation illicite de ces armes dans la région », a-t-il expliqué. Il ajouté qu’à partir de la feuille de route qui sera définie, « la CNLPAL va déterminer un plan d’action national avec la participation de l’ensemble des parties prenantes y compris l’UNIDIR et la CEDEAO ».
La CEDEAO satisfaite du déroulement de l’exercice
Le chef de programme au sein de la Division des armes et munitions de la Commission de la CEDEAO, Dr Sani Adamou, a déclaré que « dans la région de la CEDEAO, nous avons plusieurs problématiques, notamment le transfert des armes et munitions ». Pour lui, il est important de s’appesantir sur non seulement la circulation de ces armes et munitions mais aussi sur leur gestion et stockage. C’est pourquoi, à ses dires, la Commission de la CEDEAO a mobilisé plusieurs experts qui sont très compétents dans le domaine de la GAM afin d’échanger avec les parties prenantes sur les lacunes et les défis à relever. « Nous seront en mesure d’avoir à la fin de l’évaluation une feuille de route concrète qui permettra de répondre aux problématiques qui sont posées », a-t-il ajouté. A l’en croire, le Togo est le 8ème pays de la CEDEAO dans lequel cet exercice est conduit. Il a réaffirmé le désir de son institution d’entreprendre cet exercice dans les quinze Etats membres et notamment le Bénin l’année prochaine. « La CEDEAO est très contente de cet exercice et de comment il se déroule. Nous voulons que les armes et les munitions soient effectivement contrôlées pour que la paix et la sécurité puissent être maintenues dans notre sous-région », a conclu Dr Sani.
ATOP/MEK/BV






