Lomé, 7 fév. (ATOP) – Les districts sanitaires des préfectures de Sotouboua et de Blitta ont tenu des ateliers de revue annuelle consacrés aux activités de l’année 2021, respectivement les 1er et 2 février à Sotouboua et les 3 et 4 février à Blitta-gare.
Ces rencontres ont pour but de contribuer à l’amélioration de la gestion du système de santé dans lesdites préfectures. L’objectif est d’analyser les résultats des activités sanitaires effectuées en 2021. Il s’est agi également d’identifier les forces et les faiblesses des systèmes de santé et les problèmes prioritaires afin de proposer des approches de solutions pour lever les principaux goulots d’étranglement. Les délégués ont également formulé des recommandations à intégrer dans le Plan d’Action Opérationnel de l’année 2022.
*A Sotouboua, il ressort que 50% des ressources humaines en 2021 émargent sur les budgets des COGES et 43% du personnel sont des fonctionnaires de l’Etat. D’après les différents rapports, le paludisme demeure la principale cause de consultation et d’hospitalisation alors que l’hypertension artérielle apparait comme la première cause de décès en 2021. A la date du 31 janvier 2022, le district a enregistré 157 cas confirmés de Covid-19, 146 guéris, 5 décès et 6 cas actifs. A la même date, 53% de la population de plus de 18 ans ont reçu au moins une dose de vaccination contre la Covid-19 et 33% la 2e dose. La mortalité maternelle est passée de 0,7% en 2020 à 0,2% en 2021 pour une consultation prénatale de 43% en 2020 à 48% en 2021 et un taux d’accouchement assisté d’une personne qualifiée est passée de 70% à 72%. Ces rapports indiquent aussi que la couverture vaccinale au Penta 3 est passée de 85% à 91% avec un taux de recouvrement des recettes dans les formations sanitaires de 97%. La prise en charge des enfants malnutris est passée de 82 à 64% pour un nombre de Couple Année Protection qui a baissé de 10962 à 8030.
*A Blitta-Gare, il ressort que les faits marquants sont, entre autres, les 4 cycles de la chimio-prévention du paludisme saisonnier qui ont permis de protéger 30.680 enfants de 3 à 59 mois de juin à septembre, la mise en œuvre avec succès des Journées de Santé de l’Enfant (JSE) en juillet et décembre, ce qui a permis au personnel d’améliorer les couvertures vaccinales, de déparasiter 92% des enfants de 0 à 59 mois et de les supplémenter en vitamine A. Le traitement de masse à l’ivermectine, praziquantel et à l’albendazol a couvert la cible variant de 96 à 100%, la prise en charge des clients dans toutes les structures de la préfecture de Blitta à travers divers canaux à savoir : le payement direct, school Assur, Inam, Dissina Dama, Saham, Wezou.
Pour lutter contre la Covid-19, la préfecture de Blitta a enregistré au total 89 cas positifs sur 1123 personnes testées. Les 89 cas positifs sont asymptomatiques dont 19 cas importés, 59 personnes contacts et 11 cas communautaires. 88 personnes sont prises en charge dans le district. 84 cas sont guéris et 4 cas actifs sont actuellement sous traitement.
Pour corriger tous ces manquements dans les deux préfectures, des recommandations ont été faites notamment maintenir l’organisation des stratégies avancées vers les populations éloignées, améliorer la gestion des médicaments essentiels pour garantir leur disponibilité, doter le district sanitaire en ressources humaines qualifiées et construire une nouvelle maternité de référence.
Le préfet de Sotouboua, Pali Tchabi Passabi a félicité tous les acteurs pour les efforts dans la résolution des problèmes de santé. Il les a exhortés à continuer le combat pour relever les défis de santé et remercié les ONG partenaires pour leur assistance au district.
Le directeur régional de la Santé, Dr N’Tapi Kassouta, le directeur préfectoral de la Santé, Dr Hilim Mawwaba de Sotouboua et celui de Blitta, Dr. Tatoa Koumahada ont indiqué que la mise en œuvre des activités dans les districts a été possible grâce à l’implication de toutes les parties prenantes, notamment les leaders communautaires, les organisations à base communautaire, les ONG/Associations, les partenaires techniques et financiers. Ils ont exhorté tous les acteurs à plus de sacrifice pour la bonne gestion des problèmes de santé.
ATOP/SED






