Kara, 10 fév. (ATOP) – Vingt professionnels de l’éducation de la région de la Kara ont été formés, les 9 et 10 février, sur la culture de réduction des risques de catastrophes naturelles au niveau scolaire à Kara.
Cette initiative est à l’actif de l’Agence Nationale de la Protection Civile, (ANPC). Elle s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet CREWS (Climate Risk and Early Warning System) financé par la Banque Mondiale.
La gestion des risques de catastrophes constitue de nos jours un défi majeur et son intégration dans les curricula d’enseignements scolaires et universitaire devient un impératif pour une action coordonnée de tous les acteurs dans la gestion des situations d’urgence. Ce qui a nécessité la mise en place de réseau de professionnels de l’éducation pour l’intégration des thématiques Réduction des Risques de Catastrophes (RRC) dans les curricula d’enseignement.
L’objectif de cette rencontre était donc de redynamiser le réseau des professionnels de l’éducation afin de les mettre à contribution pour la promotion de la culture de réduction des risques de catastrophes par une bonne éducation des apprenants, en matière de prévention et de gestion de catastrophes.
Durant ces deux jours, les participants ont échangé sur la thématique de la réduction des risques de catastrophes. Ils ont été également instruits sur les stratégies à mettre en œuvre pour amener les apprenants à adhérer à la conception de réduction des risques de catastrophes.
Pour le directeur de la prévention de la coopération des affaires humanitaires à l’ANPC, Akibode Nelson, cette approche met en exergue la nécessité de développer chez les élèves, des compétences d’ordre éducatif et méthodologique. La mise en œuvre de ce programme, a-t-il dit, exige une nouvelle posture chez les enseignants, posture qui privilégie un enseignement selon les méthodes actives favorisant la construction du savoir par l’élève lui-même. « Nous voulons que nos enfants soient autonomes dans le réflexe de se protéger, qu’ils ne puissent pas par ignorance être victimes des catastrophes naturelles surtout au niveau scolaire », a-t-il ajouté.
Le représentant du Directeur régional de l’éducation, Bamazi Koffi a félicité l’ANPC pour cette démarche qui, selon lui, vise à mettre à contribution les acteurs de l’éducation en vue de faire la promotion de la culture de l’éveil sur les risques des catastrophes naturelles. Cette rencontre, a-t-il souligné, vient à point nommé et leur permettra de mieux intégrer des thématiques liées à la réduction des risques de catastrophes dans les modules de cours afin d’amener les apprenants à être des relais d’informations au sein de leurs communautés respectives.
ATOP/BH/AAA






