Dapaong, 11 fév. (ATOP) – Le Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ) a initié, le jeudi 10 février à Dapaong, une rencontre d’échange avec les jeunes entrepreneurs de la région sur les dix compétences clés pour réussir son entrepreneuriat.
Placée sous le thème « entrepreneuriat des jeunes, les 10 compétences pour réussir », cette rencontre a eu lieu dans le cadre du 74ème numéro de la plateforme mensuelle « Jeudi J’ose » du FAIEJ. Elle s’est déroulée en présentiel et en ligne via Zoom et Facebook pour impacter un large public.
Le but de ces échanges est de donner les outils nécessaires aux jeunes qui veulent entreprendre ou qui sont déjà dans le domaine, afin qu’ils deviennent de véritables entrepreneurs, financièrement autonomes, capables de créer de la richesse et de contribuer au développement du pays.
Lors de ce 74ème numéro, le FAIEJ a invité deux entrepreneurs qui connaissent des succès en entrepreneuriat à partager leurs expériences avec leurs pairs jeunes de la région des Savanes. Il s’agit de M. Adamas Koudou, directeur général de Koudou’s Expertise, une société de coaching économique et de conseil stratégique, promoteur de NUTUTHE, basé à Lomé et du directeur général du Centre artisanal et de formation en tissage (CAFTIS), Mama Soumana Abel, évoluant dans le tissage à Dapaong.
Pour eux, au-delà de la motivation, de l’envie, toute réussite exige de la méthodologie, de l’ordre et de l’application d’un certain nombre de principes. Pour mieux faire passer le message, les intervenants ont regroupé les 10 compétences clés en trois catégories. La première est liée à la personnalité de l’entrepreneur lui-même qu’ils ont dénommé les aptitudes personnes. Là, MM. Koudou et Mama ont mentionné le dynamisme ou la vivacité intellectuelle-mentale, c’est-à-dire que l’entrepreneur doit être quelqu’un qui bouillonne, qui ne dort pas, qui se bouscule lui-même et qui est curieux. Ils ont aussi parlé de la résilience et de l’agilité qui vont incorporer la persévérance, car les choses ne se passeront pas comme prévue, d’où la nécessité de ne pas baisser les bras, de s’adapter, de transformer les obstacles en opportunités pour survivre et faire survivre l’entreprise. Une autre compétence touche le sens de responsabilité. Pour eux, la responsabilité signifie que l’entrepreneur assume le système de l’entrepreneuriat et les résultats qui en découlent. Celui-ci ne doit pas voir en entrepreneuriat quelque chose de « plaisir » étant donné qu’il doit rembourser le prêt contracté auprès des banques et microfinances.
La dernière compétence dans cette catégorie est l’équilibre. Sur ce point, les orateurs ont expliqué qu’il faut la santé physique et physiologique, la santé mentale et spirituelle pour avancer, car non seulement l’entrepreneur a besoin de l’énergie physique, d’une bonne alimentation, mais aussi il doit arriver à gérer ses émotions, à s’encourager selon les situations qui se présentent dans son entreprise pour tirer son épingle du jeu.
S’agissant de la deuxième catégorie, MM. Koudou et Mama l’on appelé la connectivité ou les compétences relationnelles. Celle-ci renferme, selon eux, trois compétences qui sont l’esprit d’équipe, le développement d’une communauté de partenaires et l’esprit de marketing.
La dernière catégorie est titrée les compétences techniques. Elle concerne la capacité d’apprentissage, c’est-à-dire la maîtrise de la science de son secteur d’activité selon les animateurs. Il y a aussi le management qui veut, disent-ils, qu’on déploie le potentiel entrepreneurial pour en faire une entreprise qui sert une grande communauté d’où la nécessité d’apprendre le droit des affaires, l’économie qui puissent permettre à l’entrepreneur de se positionner vis-à-vis de toute concurrence et d’autres forces dans un environnement donné. La dernière compétence de cette catégorie est la raison sociétale de l’entreprise parce qu’elle n’existe pas que pour elle seule, il faut la faire contribuer au développement local, social, économique et communautaire, ont-ils conclu.
Pour M. Koudou, l’entrepreneuriat à Dapaong a commencé par prendre de l’ampleur parce que des instruments ont été mis en place par le gouvernement et les jeunes s’y intéressent de plus en plus. « Il n’y a aucune région qui soit mieux que l’autre. Tout le monde peut et doit entreprendre, nous avons la capacité. Nous pouvons développer ces capacités et tout ce qui est dans notre milieu et d’en faire des entreprises pérennes », a-t-il conseillé.
Un jeu de questions-réponses lié au thème par les jeunes entrepreneurs et les internautes a clôturé la rencontre. ATOP/BBG/AR






