Dapaong, 15 fév. (ATOP) – Les membres du Comité régional transfrontalier d’alerte précoce (CTRAP) des conflits communautaires, des risques de radicalisation et d’extrémisme violent ont pris part, les 14 et 15 février à Dapaong, à un atelier sur l’élaboration et la mise en œuvre d’une stratégie opérationnelle d’alerte précoce.
Cette rencontre est une initiative du Programme des nations unies pour le développement (PNUD) et de l’Organisation internationale pour les Migrations (OIM), en collaboration avec le Comité interministériel de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent (CIPLEV) du Togo. Elle a bénéficié de l’appui financier du Fonds des nations unies pour la consolidation de la paix.
L’atelier s’inscrit dans le cadre du « Programme d’appui à la prévention des conflits communautaires et de l’extrémisme violent dans les zones frontalières du Bénin, du Burkina Faso et du Togo (PEV-BBT)». Son objectif est de renforcer les capacités des membres de ce comité sur le système d’alerte précoce des risques de radicalisation et d’extrémisme violent.
Les participants ont suivi deux communications à savoir : « Menaces extrémistes violents au nord Togo : rôles et responsabilités du comité transfrontalier d’alerte précoce », « Notions techniques d’élaboration du cahier de charges et de plan d’action d’une organisation ». Ils ont planché sur la structuration et le fonctionnement du CTRAP, son plan d’action et le système digital de collectes d’informations sur l’extrémisme violent dans les zones frontalières. Les membres du CTRAP ont adopté le cahier de charges, le règlement intérieur, le plan d’action de leur comité.
Présidant les travaux, le secrétaire général de la préfecture de Tône, Esso Pirénéwè, a confié que: « le gouvernement a pris à bras le corps les risques de l’extrémisme violent et a mis sur pied des comités de prévention sur le plan national, préfectoral et cantonal ». Il a remercié le PNUD, l’OIM et le gouvernement pour les efforts consentis en vue de lutter efficacement contre l’extrémisme violent.
Le représentant du CIPLEV, Dr. Katelewena Bayauma a laissé entendre que la situation sécuritaire dans la sous-région est très dégradée ces derniers temps surtout avec les attentats qui secouent les pays frères et frontaliers du Togo. Cette situation, dit-il, est très inquiétante avec l’avancée et l’expansion des bandes organisées vers les pays côtiers dont le Togo. Pour lui, cette formation vient renforcer les capacités des membres du CTRAP dans l’exercice de leur fonction, celle de lutter contre l’extrémisme violent.
Créé en octobre 2020, le Comité régional transfrontalier d’alerte précoce (CTRAP) est composé de 15 membres désignés au sein des comités préfectoraux (à raison de trois membres par comité préfectoral). Son rôle est d’interagir avec les comités du Bénin et Burkina Faso en vue d’échanger les informations et de gérer de manière anticipative les risques liés à l’extrémisme violent.
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