Lomé, 16 fév. (ATOP) – Les différents acteurs de la filière coton ont validé l’étude de faisabilité sur le développement des coproduits du coton (graines et tiges) au Togo, lors d’un atelier le mardi 15 février à Lomé.
Cette rencontre est à l’actif du ministère du Commerce, de l’industrie et de la Consommation locale en partenariat avec la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (CNUCED) et le Centre de Commerce International (CCI). L’étude vise à évaluer le potentiel du Togo pour développer les coproduits du coton en tant que chaîne de valeur parallèle à la production du coton. Elle a consisté à fournir des informations de base afin de contribuer à la définition de politiques adéquates de valorisation et d’exploitation de tous les dérivés de la plante du cotonnier.
Le présent atelier a permis aux participants de mieux comprendre, entre autres, la tendance actuelle du marché mondial des coproduits du coton et de discuter des conclusions de l’étude. Il a été aussi une occasion pour eux d’apprécier les recommandations énumérées au regard des défis enregistrés au quotidien dans la promotion des activités.
La valorisation des coproduits du coton, une opportunité pour les producteurs
Il ressort de l’étude qu’aucun coproduit du coton n’est pour le moment valorisé de manière conséquente, malgré la demande du marché pour des produits qui pourraient découler de la transformation des coproduits du coton. Sur le plan national, la valorisation des coproduits du coton permettra l’augmentation et la diversification du revenu des producteurs, la création d’emplois et la promotion de la consommation locale. Au plan international, cette valorisation sera une opportunité de créer des chaines de valeur régionales et d’intégrer d’autres à l’échelle mondiale. La valorisation de la graine apportera plusieurs avantages au niveau national.
Le secrétaire général du ministère du Commerce, de l’Industrie et de la Consommation locale, Abé Talime a souligné que le gouvernement s’est engagé à diversifier et professionnaliser les filières agricoles en particulier la filière cotonnière pour nourrir les ambitions des industries de transformation qui s’installent de plus en plus dans le pays. M. Abé a exprimé la gratitude du gouvernement à tous les partenaires qui soutiennent le Togo dans cette initiative.
Pour le chargé de Bureau de la FAO au Togo, Djiwa Oyétoundé, représentant le coordonnateur résident des Nations-Unies au Togo, la volonté du gouvernement togolais de tirer le meilleur profit de la filière cotonnière est clairement affichée. Elle nécessite dit-il, un accompagnement soutenu en termes de transfert de technologie, d’assistance technique et de financements importants.
Selon le consultant, ingénieur industriel, Ouro-Salim Abdou, « il faut au-delà de la fibre, trouver des revenus supplémentaires aux producteurs donc valoriser les coproduits pour créer une chaîne de valeur parallèle. Actuellement le coton est essentiellement cultivé pour sa fibre et elle est exportée à 100% ce qui constitue un manque à gagner pour le Togo en terme de valeur ajoutée », a-t-il souligné. Le besoin de la consommation nationale est estimé à 75 mille tonnes d’huile par an et l’huile mise sur le marché par les producteurs n’atteint pas 5%, donc il y a un besoin crucial en huile au Togo, a-t-il dit.
ATOP/TGB/BV






