Lomé, 8 mars (ATOP) – Le ministre de la Culture et du Tourisme, Dr. Kossi Gbényo Lamadokou a officiellement lancé, le lundi 7 mars à Lomé, l’édition 2022 de la fête du cinéma francophone de Lomé.
Les activités de cette édition seront organisées dans deux villes du Togo, notamment les 18 et 19 mars à Kara et du 22 au 26 mars à Lomé. Il s’agit en effet des masters classes pour une remise à niveau des acteurs togolais du domaine. Une dizaine de films du Burkina Faso, du Cambodge, du Congo, de la Côte d’Ivoire, de la France, du Sénégal et du Togo seront également projetés.
La fête du cinéma francophone de Lomé est une initiative de la représentation pour l’Afrique de l’Ouest de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) et de l’ambassade de France au Togo. Elle s’inscrit dans le cadre de la célébration le 20 mars de chaque année, de la journée internationale de la francophonie, dont le thème de cette année est « La francophonie de l’avenir ». L’objectif de cette fête est de faire découvrir au public, notamment aux jeunes et aux femmes, les productions cinématographiques francophones.
Le ministre Lamadokou, dans son adresse, a salué le soutien constant de l’OIF et de l’ambassade de France au Togo depuis 2019 pour le développement du 7ème art au Togo, qui se traduit par le financement et la promotion des films francophones grâce au Fonds Image de l’OIF. Il a indiqué que le cinéma étant porteur et vecteur de message, il constitue un média très populaire, un outil de sensibilisation et d’appropriation des enjeux de développement. « Nous avons décidé de faire de l’industrie cinématographique togolais, un des secteurs d’attractivité, en vue de la rendre plus professionnelle, performante et compétitive conformément à la feuille de route gouvernementale 2022-2025 », a ajouté le ministre.
Pour la représentante de l’OIF pour l’Afrique de l’Ouest, Mme Thi Hoang Mai Tran, cette édition connaît deux innovations. « Il s’agit en effet, de l’intégration de la ville de Kara dans cette fête, non pas comme une escale, mais comme une étape à part entière et de l’invitation du réalisateur franco-ivoirien, Philippe Lacôte dont le long métrage « La nuit des rois » sera à l’affiche à Lomé les 22 et 23 mars », a révélé la représentante. Parlant du thème retenu cette année, la représentante pour l’Afrique de l’Ouest pour l’OIF a expliqué que la francophonie de l’avenir fait référence à une francophonie toujours des Etats et des peuples. « C’est aussi une francophonie proche des populations, en premier lieu des jeunes et des femmes. C’est également une francophonie qui tire profit des transformations sociales, culturelles et économiques du fait des progrès numériques », a-t-elle précisé.
L’ambassadrice de France au Togo, Mme Jocelyne Caballero a, pour sa part, affirmé que cet évènement est une occasion pour mettre en valeur les récits francophones qui puisent leurs inspirations dans des imaginaires variés en ayant en commun la même langue, mais en même temps des accents pluriels. «En produisant dans notre langue commune, en interprétant le monde en français, les auteurs créent de multiples polarités et autonomisent la langue française à des points de vue géographiquement, culturellement et socialement variées et ensemble nous y reconnaissons », a fait remarquer l’ambassadrice.
Au lancement de cette édition, deux courts métrages ont été projetés. Le premier intitulé « Machini » a été réalisé par Trésor Tshibangu Tshamala et Franck Mukunday (Animation, RDC, 2019). Quant au second « Broken Drums », le réalisateur est Marcelin Bossou (Fiction, Togo, 2021).
La cérémonie s’est déroulée en présence des membres du groupe des ambassadeurs francophones du Togo. Etaient également présents des représentants des organisations internationales accréditées au Togo et des acteurs du 7ème art togolais.
ATOP/AR/BV






