Lomé, 15 mars (ATOP) – L’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA), filiale du groupe de la Banque mondiale et le gouvernement togolais ont co-organisé un atelier sur le dialogue de la promotion des investissements directs étrangers en Afrique subsaharienne, le mardi 15 mars.
La réunion a pour objectif d’encourager les discussions sur les investissements directs en Afrique subsaharienne dans le contexte de la crise sanitaire de la Covid 19. La rencontre a été l’occasion pour les hauts responsables issus de la clientèle de la MIGA et des hauts responsables des gouvernements africains de se rencontrer en présentiel et d’avoir un dialogue franc sur les questions d’investissement commun, visant à faciliter l’accroissement des investissements dans les pays de la sous-région. Ce cadre a permis aussi de tenir des sessions bilatérales entre les investisseurs et les hauts cadres de la MIGA pour discuter des investissements plus spécifiques dans les pays participants. En effet, ces sessions ont porté sur « le secteur privé en Afrique : l’investissement et l’atténuation des risques ou encore l’évolution du cadre d’investissement en Afrique : Où se trouvent les prochaines opportunités majeures ».
Dix ministres de l’Economie et des Finances dont sept de l’Union économique et monétaire ouest africain (UEMOA) et trois de l’Afrique Centrale, ainsi que d’autres investisseurs internationaux prennent part à ces travaux. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre du Commerce de l’Industrie et de la Consommation locale, Kodjo Adédzé en présence de diverses personnalités, notamment des membres du gouvernement et la représentation sous-régionale de la Banque mondiale.
Le ministre Adédzé s’est félicité du choix du Togo d’abriter pour la première fois une rencontre de haut niveau de la MIGA, relevant au passage les différentes mesures et initiatives du gouvernement sous les directives du chef de l’Etat pour promouvoir l’investissement dans le pays. Il s’est dit convaincu que les travaux de Lomé vont permettre un dialogue franc entre les participants et qui va aboutir à l’augmentation des investissements étrangers, indispensables pour le développement des pays de l’Afrique subsaharienne. Pour le ministre, les besoins en investissement sont de plus en plus pressant en raison de la crise sanitaire du Coronavirus qui a porté un coup aux économies des pays de la sous-région.
Le ministre du Commerce a également évoqué la crise ukrainienne dont les conséquences se font déjà ressentir au niveau international. « La guerre en Ukraine dont l’impact a commencé à se faire sentir sur le marché international risque d’augmenter les vulnérabilités de nos économies. C’est pourquoi, il faut continuer d’invertir dans la transformation structurelle de nos économies à travers la densification de nos tissus industriels », a dit le ministre.
Le vice-président, directeur des Risques, des questions juridiques, de la durabilité et des partenaires de la MIGA, Ethiopis Tafara a réaffirmé la disponibilité de l’Institution à accompagner toute initiative visant la promotion des investissements et le développement des pays membres de la MIGA. Il a témoigné sa gratitude à la Banque mondiale, aux gouvernements des Etats membres et particulièrement au chef de l’Etat et au peuple togolais pour l’accueil réservé aux différentes délégations. Elle a souhaité que les assises de Lomé participent à l’approfondissement de la collaboration autour des projets et programmes essentiels au développement des pays membres.
A l’issue du cérémonial d’ouverture, les participants ont suivi un exposé inaugural de la ministre de l’Investissement du Togo, Mme Kayi Mivédor sur les opportunités d’investissement au Togo. Celle-ci est revenue sur les atouts et opportunités qu’offre le pays aux investisseurs. La ministre a affirmé que le Togo a une économie robuste, intégrée à sa région et ouverte sur le monde avec un taux de croissance continu sur les quinze dernières années. Elle a parlé aussi, entre autres, des opportunités d’affaires et des réformes qui ont permis la modernisation de la gouvernance économiques et l’assainissement des finances publiques ; le développement du numérique ; les nouveaux codes des investissements, du travail et la réforme de la Cour constitutionnelle. ATOP/TF/AR






