Lomé, 16 mars (ATOP) – M. Gerry Taama, membre de la coalition de partis politiques parlementaires Parti Démocratique Panafricain-Nouvel Engagement Togolais (PDP-NET) a été porté à la tête du premier bureau du Cadre permanent de concertation (CPC) mis en place lors de la deuxième réunion du CPC tenue le mardi 15 mars à Lomé.
Les travaux ont été présidés par le ministre en charge de l’Administration territoriale, Payadowa Boukpessi. Ils ont été essentiellement consacrés à la mise en place de ce premier bureau. Ce bureau qui assurera la présidence tournante pour une période de trois mois c’est-à-dire d’avril à juin prochains est composé de trois membres. M. Taama sera accompagné dans sa tâche par M. Béléki Akouété de la Convergence Patriotique Panafricaine (CPP) et le député indépendant, Pacôme Adjrouvi en qualité de premier et deuxième vice-président.
Après la rencontre, des acteurs politiques se sont confiés à la presse. Tous ont salué l’ambiance de convivialité qui a régné lors des travaux.
Pour le président du CPC, l’ensemble des sujets que le CPC va traiter sont contenus dans l’arrêté portant sa création. Ces sujets, a précisé, M. Taama, concernent, entre autres, « les élections régionales, l’extrémisme violent, la vie chère, la santé, la sécurité et l’environnement ». « Cette réunion du CPC s’est tenue en présence de tous les acteurs politiques ayant pris part à la Concertation nationale des acteurs politiques (CNAP), donc c’est un motif d’espoir car toutes les préoccupations antérieures soulevées seront évacuées et d’autres problèmes débattus et à la fin des propositions seront adressées au gouvernement qui décidera de leur mise en application», a confié le président du CPC, président du Nouvel Engagement Togolais (NET).
Le leader du PDP, Innocent Kagbara a salué la mise en place du CPC. « Ce cadre de concertation nous permettra de régler les problèmes politiques dans une salle. Nous devons avoir la culture du dialogue. Même si nous ne sommes pas d’accord sur certaines choses nous avons l’occasion d’exprimer nos préoccupations et de s’entendre avec les autres, c’est fondamental », a-t-il ajouté.
Le représentant de l’Union des Forces de Changement (UFC), Séna Alipui a abondé dans le même sens. « Le CPC est le cadre idéal pour discuter de tous les problèmes politiques et nous nous réjouissons de ce que certains partis politiques extraparlementaires dont l’ANC (Alliance Nationale de Changement) aient pris part aux travaux. Nous invitions les autres à nous rejoindre car le seul moyen de régler les problèmes, c’est par le dialogue », a-t-il dit.
« Les concertations pour les pays comme les nôtres on ne saurait en faire économie », a renchéri le président du Mouvement Citoyen pour la Démocratie et le Développement (MCD). Au dire de Me Tchassona Traoré « il vaut mieux parfois avant de faire de grands bonds faire de petits pas ». Il dit attendre surtout du parti au pouvoir un esprit d’ouverture pour la réussite des discussions.
Le CPC a été créé par décret présidentiel pour permettre aux acteurs politiques de discuter des problèmes d’ordre politique et d’autres sujets de préoccupation des Togolais. Il formulera des propositions au gouvernement qui aura la latitude de les mettre en œuvre.
ATOP/MEK/DHK






