Sotouboua, 1er avr. (ATOP) – Un atelier de plaidoyer à l’endroit des autorités de Sotouboua 2 pour une prise en charge des questions de protection des enfants et jeunes dans la ligne budgétaire de ladite commune s’est tenu, le 30 mars à Adjengré à 15 km au nord de Sotouboua.
Cette rencontre est à l’actif du Conseil Consultatif Communal des Enfants (CCCE) et jeunes de Sotouboua 2 en partenariat avec les ONG Plan International Togo et CREUSET Togo. Elle est un volet du projet « Renforcement de la société civile pour la lutte contre les violences de genre au Togo ».
L’objectif est de plaider pour une prise en compte des priorités des filles et jeunes femmes dans les lignes budgétaires de la commune. Il s’agit aussi de partager avec les autorités locales les problèmes que vivent les enfants et jeunes dans la localité pour les persuader à allouer une ligne budgétaire aux actions visant à renforcer la jouissance des droits des enfants.
Au cours de la rencontre, les filles ont relevé plusieurs problèmes auxquels elles sont confrontées notamment, des violences sexuelles, le non accès facile aux informations relatives à la santé sexuelle et reproductive, l’abandon de enfants victimes d’abus suite aux règlements à l’amiable des cas de violence. Il est également indiqué que les apprentis sont soumis aux exploitations à des fins économiques avec les travaux champêtres tandis que les filles ne sont pas impliquées dans des instances décisionnelles les concernant.
Pour pallier tous ces manquements, les enfants de la commune à travers le CCCE ont plaidé pour des appuis multiformes en vue de sensibiliser les communautés sur les conséquences des violences sexuelles, sur les croyances, normes et pratiques sociales préjudiciables aux droits des filles et sur les méfaits de l’exploitation des apprentis et de vulgariser les textes et lois relatifs au secteur de l’artisanat au Togo. Ils ont aussi plaidé pour l’instauration des centres d’écoute et de prise en charge des victimes de violences sexuelles, la construction d’un centre de transit des enfants en situation difficile et des rampes au niveau des infrastructures publiques.
En réceptionnant le document du plaidoyer, le maire de Sotouboua 2, Mme Agbada Badamilim a remercié les enfants pour l’initiative qui vise à assurer leur bien-être socioéconomique et garantir la relève de demain. Elle a remercié les ONG partenaires qui luttent inlassablement pour la cause des enfants. Mme Agbada Badamilim a indiqué que le document sera soumis à l’ensemble du conseil pour étude afin de donner une suite et promis de tout mettre en œuvre pour soutenir le projet dans la perspective d’éradiquer le fléau de maltraitance des enfants.
En remettant le document au maire, la porte-parole des enfants, Mlle Kédou Enigue a indiqué que les enfants et surtout les filles se voient imposer les options ou métiers et que dans le monde de l’apprentissage des métiers, les apprentis sont exploités non seulement dans les champs des patrons et patronnes d’ateliers mais aussi dans les champs d’autres personnes contre de l’argent. « D’où cette initiative pour éviter de démissionner et s’adonner à la délinquance et à l’aventure », a-t-elle conclu.
La rencontre s’est déroulée en présence de la secrétaire générale de la préfecture de Sotouboua, Mme N’dafidina Agnès, du représentant de la directrice régionale de Plan International Togo, région Centrale, Koumbolgle Norbert, des animateurs de l’ONG GREUSET Togo et des membres du Conseil Consultatif des Enfants.
ATOP/BTP/SED.






