Sokodé, 8 avr. (ATOP) – Les activités de la phase II d’élaboration du Plan d’Action pour l’Accès à l’Energie Durable et le Climat (PAAEDC) de la préfecture de Tchaoudjo ont été lancées lors d’un atelier tenu le jeudi 7 avril à Sokodé.
Cet atelier a été co-organisé par la commune de Tchaoudjo1, les points focaux des trois autres communes, Expertise France, ESCO-Togo (Cabinet recruté pour l’élaboration du PAAEDC) avec le soutien de la Convention des Maires pour l’Afrique Subsaharienne (CoMSSA). Il est financé par Expertise France par l’entremise de l’Union Européenne (UE).
L’objectif de la rencontre est de mobiliser les différents acteurs autour des activités de la deuxième phase d’élaboration du PAAEDC. Il s’agit de façon spécifique d’impulser une dynamique sur la prise de conscience des changements climatiques et l’épuisement des ressources en sensibilisant un large public. L’enjeu est également de diffuser les résultats des études menées au cours de la première phase. Il est aussi question de présenter et de discuter la méthodologie actualisée pour recueillir des commentaires des acteurs locaux afin de mobiliser les différentes parties prenantes autour de la démarche engagée.
Au cours de l’atelier, les participants ont suivi deux présentations. Il s’agit des résultats des études diagnostiques de la première phase de PAAEDC et de la méthodologie d’élaboration du PAAEDC. Ces deux présentations ont fait l’objet d’échanges et de débats. Les acteurs vont prendre en compte dans l’élaboration du plan d’action, tous les aspects devant permettre aux communautés d’atténuer les effets du changement climatique afin de mieux vivre. Il s’agira, pour eux, de mettre l’accent sur une agriculture adaptée au changement climatique. Ainsi élaboré, le document devra permettre à toutes les communautés de la préfecture de lutter efficacement contre les changements climatiques et peut servir de référence à d’autres communes du Togo.
Au lancement des activités, le préfet de Tchaoudjo, col. Mompion Matéindou, a déclaré que les changements climatiques est l’un des défis majeurs du 21e siècle et tous les pays du monde en sont victimes. Ces changements avec de fortes variations, a-t-il affirmé, ont des conséquences graves sur les communautés vulnérables et surtout les femmes et les filles. « C’est une véritable menace pour la sécurité alimentaire car l’agriculture subit un grand coup avec des rendements maigres », a relevé col. Mompion. Pour lutter contre les variations climatiques avec ses lots de dégâts, le préfet a suggéré que les acteurs agissent en synergie avec des actions qui impactent le climat. Pour lui, le changement climatique est une réalité avec ses effets qui touchent tous les domaines de la vie, et il est donc important au niveau de la préfecture d’élaborer un document qui permette aux collectivités de combattre efficacement ce phénomène aux effets néfastes.
Ont pris part à cet atelier les maires des communes de Tchaoudjo, les responsables des services déconcentrés de l’Etat, des partenaires au développement, la chefferie traditionnelle, des représentants des comités de développement à la base et des associations des femmes, des jeunes et des personnes handicapées. Etaient également présents des membres des coopératives de producteurs agricoles et des exploitants de bois-énergie, les représentants des ONG de développement et les membres du comité de pilotage.
ATOP/FA/EKM






