Kantè, 18 mai (ATOP) – Une délégation du personnel de la maison de justice, conduite par le médiateur-conciliateur Matoukou Massena Djakoura a échangé le mardi 16 mai, avec les leaders communautaires du canton d’Ossacré, à environ 45 km à l’ouest de Kantè et à Hélota dans la commune Kéran 2.
L’objectif de ces rencontres est d’informer et de sensibiliser les chefs des cantons, des villages et les membres des comités de développement à la base de ces localités de la récente installation et du fonctionnement de la maison de justice dont les locaux se trouvent à Kantè. C’est une occasion d’informer et de sensibiliser les populations rurales sur les enjeux de cette nouvelle structure qui a pour mission, le règlement des différends à l’amiable.
Le médiateur-conciliateur a rappelé aux leaders communautaires que la mise en place des maisons de justice est un projet présidentiel, prioritaire et à portée nationale. Elles ont été créées dans le but de rapprocher la justice du justiciable afin d’assurer un accès facile pour tous à la justice, a-t-il précisé. L’orateur a relevé qu’un conflit lié au foncier ne relève pas de la compétence de sa structure mais plutôt de celle des autorités judiciaires et toute demande auprès de la maison de justice, qu’elle soit par voie écrite ou orale, est libre et gratuite.
Les échanges ont permis aux uns et aux autres de mieux connaître les missions de la maison de justice, celles de gestion des petits conflits du quotidien notamment les problèmes de foyer ou de voisinage par voie de négociation et de conciliation.
L’assistante-juriste auprès de la maison de Justice de Kantè, Mme Tousso Watname Thérèse a rappelé que cette structure de médiation et de conciliation va aussi fournir des informations aux populations sur leurs droits et devoirs, organiser un traitement judiciaire de proximité, rapide, diversifié et adapté au litige de vie quotidienne.
Les chefs des cantons de Ossacré et de Hélota respectivement Pakou Ankamba et Léma Aladjou ont salué cette démarche du médiateur-conciliateur et de sa suite. Ils ont promis vulgariser l’information auprès de leurs populations à la base dans le but de désengorger les tribunaux ainsi que les postes de gendarmerie et de police.
ATOP/PAP/OAF






