Lomé, 9 juin (ATOP) – Le rapport final du projet d’assistance technique pour la formalisation et la professionnalisation du sous-secteur des transports routiers au Togo a été restitué aux acteurs impliqués réunis en atelier le jeudi 9 juin à Lomé.
Cet atelier a permis de présenter à l’ensemble des acteurs, les éléments phares des travaux réalisés par les consultants de l’Union internationale des transports routiers (IRU), une équipe en activité depuis février 2019 au Togo dont la mission s’achève en ce mois de juin 2022.
Le document restitué comprend cinq composantes. Ces dernières portent sur le diagnostic du secteur, la formulation des visions, l’amélioration du cadre légal et réglementaire, la formulation et le renforcement des capacités, la formation et la qualification professionnelle des acteurs.
Le projet d’assistance technique s’inscrit dans le projet d’appui à la compétitivité des services logistiques pour le commerce, un volet du Plan national de développement (PND), précisément dans son axe 1. Cet axe ambitionne de faire du Togo, un hub logistique d’excellence et un centre d’affaires de premier ordre dans la sous-région.
Les travaux ont permis aux participants d’être éclairés sur « Le contexte du projet compétitivité, le diagnostic sectoriel et la vision consensuelle de la réforme ; le futur cadre légal et réglementaire ; la formalisation, renforcement des capacités des acteurs, structuration des organisations professionnelles ». « Le cadre de professionnalisation des acteurs du transport routier et de l’intermédiation » leur a aussi été exposé.
Une réforme pour plus de performance
« La mise en place d’un hub logistique nécessite un système de transport capable d’offrir des services de transport routier de marchandises et de personnes, fiables, sûrs, durables et au meilleur prix », a indiqué le secrétaire général du ministère des Transports routiers, aériens et ferroviaires, Dr Komlan Tindano. Il a souligné que le gouvernement, avec l’appui des partenaires techniques et financiers a initié ce projet en vue de « réformer le sous-secteur routier et de le rendre plus performant ». Pour lui, il s’agit, à travers cette réforme, de corriger les insuffisances du sous-secteur routier, notamment le cadre juridique inadapté, la non professionnalisation des opérateurs de transport, la vétusté du parc automobile, l’absence d’un mécanisme efficace de gestion du fret. Cet atelier, dit-il est l’aboutissement de la mission d’assistance technique, qui avec le concours des experts nationaux et des parties prenantes du sous-secteur a permis de « faire l’état des lieux du secteur des transports routiers de marchandises et de personnes y compris l’intermédiation de transport ».
Le secteur des transports contribue à hauteur de 7% du PIB
Grâce à ce projet d’assistance technique, rassure le coordonnateur du projet d’appui à la compétitivité des services logistiques pour le commerce, Dermane Tadjudini, le Togo pourrait faire face aux multiples défis du secteur. Ces défis, a-t-il précisé sont, notamment « la mise en place d’un cadre approprié pour améliorer sa productivité, sa sécurité, sa compétitivité, sa durabilité, sa transparence afin de le rendre plus professionnel ». Il a rappelé que le secteur des transports contribue, en moyenne, à hauteur de 7% du PIB dont 4% pour le sous-secteur routier qui assure plus de 90% des déplacements de personnes et des biens sur le périmètre national.
Les travaux se sont déroulés en présence du directeur technique de l’IRU, Patrick Philipp. Celui-ci a salué la volonté collective de tous les acteurs de faire évoluer ce sous-secteur pour le rendre plus compétitif.
L’IRU, une organisation mondiale du transport routier, a pour objectif de stimuler la croissance économique et l’intégration régionale et d’améliorer les flux transfrontaliers de marchandises. Elle propose des solutions performantes pour améliorer les transports dans le monde et ainsi soutenir les échanges, la croissance économique, l’emploi, la sécurité, l’environnement et les populations.
ATOP/AJA/BA






