Kara, 14 juil. (ATOP) – Démarrées le vendredi 9 juillet pour une durée d’une semaine, les luttes traditionnelles Evala, drainent, cette année encore, beaucoup de monde en voiture, à moto, à vélo ou à pieds à Kara, chef-lieu de la préfecture de la Kozah, pour vivre les empoignades. Et cet afflux des populations dans les différentes artères complique la circulation dans cette ville. En cause, une augmentation de la fréquence des embouteillages.
Depuis vendredi, la circulation dans la ville de Kara est véritablement un parcours de combattants. Il n’est pas du tout aisé de faire ses courses, de vaquer à ses occupations ou de se rendre sur les terrains de lutte. Chaque matin, passagers, chauffeurs, propriétaires de véhicules livrent une bataille quasi-quotidienne contre les bouchons. Dans un concert de klaxons « pon-pon, pii-pii » incessants, ceux-ci affrontent la frénésie des embouteillages, roulants au pas ou pas du tout. Les conducteurs indisciplinés et impatients forment d’autres bandes. Ce qui rend encore la situation compliquée et cela énerve de nombreux chauffeurs et passagers qui doivent passer plus de temps que d’habitude dans les bouchons. « C’est trop fatiguant, c’est trop fatiguant franchement, on perd beaucoup de temps et de carburant», déclare une conductrice.
Des matinées et soirées sont agitées. Que ce soit sur la national N°1 ou sur d’autres voies à l’instar de celle de « Kara-Kétao », le spectacle est le même. Une situation « embêtante » pour cet autre automobiliste. « D’habitude quand je quitte chez moi pour aller au centre-ville, je mets 10 mn, mais depuis que les Evala ont commencé, je fais 30mn, c’est embêtant. Si vous quittez tôt, le problème ne se pose pas. Mais à partir de 7heures vous constaterez que les piétons vont parfois plus vite que les véhicules », explique-t-il.
Le samedi, jour de l’ouverture officielle des Evala, par exemple, vers 18h30 en face de la direction des affaires sociales de Kara, sur le tronçon Kara-Kétao, deux motocyclistes avaient l’esprit surchauffé. « Tu fais quoi comme ça ? Mon ami évolue ou cèdes moi la voie », a réagi l’un d’eux. « Tu ne vois pas que nous sommes coincés ou tu veux voler au-dessus de nous, dans ce cas fait le si tu es un oiseau», répliqua l’autre.
Même si les visiteurs majoritairement issus des grandes agglomérations semblent être habitués de la situation, ces derniers temps, cette nouvelle situation empêche les usagers classiques dans leur circulation habituelle. « C’est chaud avec les encombrements des voies cette semaine-ci. Maintenant même, il n’y a plus d’heure, tout le monde est pressé. C’est bouché partout et surtout dans les carrefours », se plaint dame Odile, commerçante au grand marché de Kara, concentrée sur sa moto en direction de sa maison.
Contrairement à sa consœur Odile, dame Koudjoukalo revendeuse de pain au carrefour Tomdè, la trentaine, tombée sous le charme des belles voitures, n’y trouve pas de problème à cette situation temporaire. Pour elle, c’est « l’encombrement des voies qui distingue une ville d’un village ».
Sans ignorer l’étroitesse des voies dans la ville et l’étalage anarchique des baraques et marchandises tout au long des emprises des voies, les usagers espèrent que de nouveaux projets gouvernementaux viendront résoudre tant soit peu le problème constaté pour le bonheur de tous.
ATOP/BH/MEK






